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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Dim 19 Mai - 5:20
Le soleil semblait briller sur la belle ville de Londres. Semblait car, de là où l’on se trouvait l’éclat chaud et vivifiant de l’astre du jour ne pouvait pas apparaître avec autant de puissance. Les oiseaux voletaient de ci et de là dans le ciel. Les grillons chantaient. Couché sur sa paille les mains derrière la tête, Robert Dudley tâchait de garder les yeux ouverts vers ce ciel. La nuit précédente fut fastidieuse. Un prisonnier ne cessa pas de hurler. Il fallait croire que la vie en prison ne fut pas comme il le crut au départ. Peut-être avait-il songé en quelque chose de plus facile. Il ne luttait plus. Il laissa clore ses yeux lentement, mais sûrement pour éviter d’observer sa morne cellule. Il voulait éviter de fondre dans la mélancolie.

L’été … Il y avait un an, ce mois fut bien différent. Bien différent et Lady Elizabeth Tudor vint doucement caresser son esprit. Pourquoi elle dites-moi ? Robert n’en savait rien. Les deux jeunes gens furent dans un grand jardin fleuri avec soin. Ils argumentaient encore et encore comme l’habitude le laissait entendre avec eux. Robert fut dans l’obligation de fomenter une alliance. Nombreuses alliances, plus nombreux amis politiques encore. Personne ne pouvait comprendre que celle-ci ne fonctionnerait pas 12 mois plus tard … Personne sauf lui, car Elizabeth le détestait.

Il fut sorti calmement du château pour laisser son esprit s’apaiser. À chaque petite fois de la question des croyances religieuses, on en était partit pour une chicane. Puis, nous avions les bêtises que Robert pouvait sortir par arrogance voir … Voir cette nervosité alors en présence d’Elizabeth Tudor. Il était toujours déstabilisé peu importe quoi en présence de la jeune femme. Habituellement, il était confiant en compagnie des femmes. Avec Lady Elizabeth, tout était différent bien qu’il ne le démontrait pas ouvertement faisant montre d’arrogance en lieu et forme de.

Accoudé à un petit muret, il laissait le vent caresser ses cheveux. Royal, parfait son accoutrement était splendide comme toujours. N’ayant que pour seul geste de baisser la tête, il entendait les pas d’Elizabeth arriver toujours plus proche de sa position. Il ne se laisserait pas abattre. Une fois de plus, son père verrait son talent en la matière. Malgré que le grand homme fut toujours déçu de son fils avec Tudor connaissant parfaitement son penchant amoureux pour elle. Il avait cru s’aider grâce à cette vérité le pauvre Duc.

- Que diriez-vous … De laisser de côté la politique pour le moment ?

Se retournait-il vers Elizabeth maintenant lui faisant face. Il sentait son cœur battre plus fort. Il se sentit faiblir comme toujours. Cela devenait euphorisant à force. Comme vous le sauriez certainement, il n’avait jamais pu assouvir ses penchants sexuels avec elle. Peut-être apaiserait-il son cœur. Oui, Robert était venu pour cela. Pour la politique et non de plaisir. Pour lier les deux territoires, pour agrandir Nothermbuland et son influence. Mais parfois, l’on devait prendre patience et attendre. Changer de sujet pour mieux rebondir. Il sourie et lâcha dans un soupir :

- Car quel est réellement le problème de choisir la voie de la réforme ? N’est-il pas si important ?

Affirma-t-il le regard perçant celui de la jeune femme. Il la prenait largement de haut, fier comme un bouc ne l’étant, tout du moins, pas à l’intérieur. Oui, quel était le problème à ce changement de religion ? Pourquoi ne pourraient-ils pas se lier ? Une autre manière d’amoindrir, de manipuler, les tensions religieuses pour tenter de trouver autre sujet plus positif l’amenant à ses fins.

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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Ven 24 Mai - 19:13


On ne peut jamais nier la politique.

Palais de Whitehall
Bien avant les évènements du forum.
Depuis la mort d’Edward Seymour, la vie d’Elizabeth à la cour était différente, même si elle était peu présente et préféré rester sur ses terres à Hatfield, rendre visite à son petit frère était toujours un réel bonheur. Cependant, même si le Lord Protecteur était plus conciliant, elle ne l’estimait pas. L’homme était beaucoup trop ambitieux et il y a peu, elle avait appris qu’elle avait été écarté de la succession avec sa sœur au profit de sa cousine Jane Grey. Cette nouvelle, Elizabeth Tudor l’avait accueilli avec fureur, colère qui était dirigé sur son frère, puis après sur le Lord Protecteur. A Edouard, elle pouvait tout lui pardonner, après tout il était son souverain, son si jeune frère qui malheureusement ne tenait même pas les rênes de son trône. Si elle le pouvait, elle écarterait tous ces ambitieux qui voulaient toujours un peu plus de pouvoir. La veille, les fiançailles entre sa cousine Jane et Guildford Dudley avaient été annoncé. Il était clair dans le jeu de John Dudley, il voulait un fils sur le trône de l’Angleterre et il avait très bien placé ses pions sur son échiquier. Sa colère contre la famille Dudley était grande, au moins Seymour même s’il voyait ses propres intérêts, il n’aurait jamais osé écarter les vrais Tudor du trône et aurait respecté le testament de feu Henry VIII. Entre le choléra et la peste, le choix était rude.
La bâtarde d’Angleterre se promenait dans les jardins de Whitehall en compagnie d’un cadeau de son frère, un petit chien. Elle avait toujours aimé les animaux et ce cadeau la ravissait, après tout, les chiens n’étaient-ils pas les plus fidèles compagnons de l’homme ? Celui-ci avait une jolie fourrure noire et blanche, tachetée de marron. Il était très affectueux et avec beaucoup d’humour, la jeune femme l’avait nommé Dudley, pour le plus grand plaisir de ses dames de compagnie qui l’accompagnaient. La promenade était joyeuse et le nouveau cadeau de la rousse était le centre de l’attention de toutes ces dames. Puis alors que tout se profilait bien, un élément vint perturber ce délicieux moment de plénitude. Robert Dudley lui faisait face. Elizabeth se tourna tout de suite vers ses dames de compagnie.

« Mesdames, laissez-nous seuls. » Puis elle se tourna vers l’homme qui se trouvait face à elle, lui montrant toute son hostilité à son égard. « Monsieur Dudley, je crois que face à un tel climat d’incertitude, la politique ne peut être mise de côté. »

La jeune femme avait toujours son petit chien à ses côtés qui assis, attendait avec impatience la suite de la promenade. Robert Dudley ne lui inspirait que depuis toujours de la méfiance et désormais la colère en raison des agissements de son père. Il était certes charmant, mais s’était un galant qui sautait sur tous ce qui portait un jupon, d’ailleurs, elle avait interdit à ses dames de compagnie de l’approcher, sous peine de subir un renvoi immédiat. L’homme rebondit alors sur la conversation, évoquant le sujet de la réforme. Etrangement, il avait tout faux sur la question, Elizabeth était depuis sa tendre enfance adepte de la Réforme, ces questions ne la dérangeaient pas, mais ce n’était certainement pas le cas de son ainée Mary Tudor.

« Lord Dudley, la Réforme qu’entreprend votre père n’est certainement pas la cause de ma colère envers votre famille. » Disait-elle avec froideur en se détournant de lui.

Elle reprit alors sa marche agaçait par cet homme qui n’avait aucun respect pour son rang. Même si elle était toujours une bâtarde aux yeux du monde, mais elle restait la fille d’Henry VIII, lui-même l’avait admis en la couchant sur son testament. Mais les Dudley avaient tendance à salir les traditions et en ruinant l’énergie que son père avait mise pour protéger l’Angleterre, ils allaient à l’encontre de Dieu. Si un jour elle ou sa sœur venaient à monter sur le trône du royaume de la rose, elle ferait tout pour punir cette famille qui l’avait trahi. A cause du père Dudley, Elizabeth se trouvait à nouveau en danger, elle craignait qu’on ne la force au mariage ou pire qu’on ne l’exila dans un autre pays. La jeune femme ne voulait certainement pas quitter le pays, pas maintenant qu’il était en proie aux troubles.





princesse Elizabeth
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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Mer 29 Mai - 3:25
Comment ne pas écouter aux portes alors qu’il n’y avait pas de porte. Il entendait les femmes non loin glousser à sa vue puis, envers le petit chien assit depuis peu tout à fait sage aux pieds de sa maîtresse. Elles le pointaient puis, leur index s’étira vers le jeune homme. Leurs gloussements continuèrent de plus belle. Mal à l’aise par cette démonstration étrange envers lui, Robert détourna le regard des dames de compagnies d’Elizabeth Tudor pour se tourner vers la concernée. Froide, directe soit comme à son habitude elle avait largement réitérer sa force, son intelligence dans toute cette affaire. Un sourire se pointa au coin des lèvres du jeune Dudley.

- Mais je ne parle point de politique plutôt de religion.

Avait-il articulé clairement un petit air provocateur dans la voix. Robert se sentait si rabaissé, si peu aimé avec Elizabeth. La présence de la jeune femme demandait de la part du jeune homme de se dépasser. Il avait ce désir inconnu pour se retrouver plus haut, plus fort qu’elle. Toujours fut-il ainsi. Endormi sur sa paille sèches, elle laissait sa marque sur lui : un sourire, un visage détendu et heureux. Qui aurait pu croire à un ressentiment pareil venant de la part de Robert Dudley le coureur de jupons insensible à tout ? Personne évidemment et Elizabeth n’était pas prête de l’apprendre en cette belle journée d’été. Le menton relevé maintenant, il suivait du regard la belle jeune femme à la longue chevelure rousse peignée, si douce en laquelle il aurait certainement aimé mettre agréablement la main. Quoiqu’il n’y pouvait pas. Les mains sur les hanches, Robert soupira d’aise tâchant de faire entrer – pour ne plus jamais faire ressortir – les quelques derniers mots prononcés par cette belle voix, forte, puissante … Une voix de reine. Enfin, pour lui elle avait une voix de reine.

- Et si nous ne parlions plus de mon père ? Et si nous parlions de moi ?

Proposa-t-il semblant toujours aussi déterminé dans sa voix suave, mais forte. Elle portait aussi. Elle était belle sans grincement ni rien de cela. Une voix d’un jeune homme fougueux de 21 ans ayant encore une longue vie devant lui pour arriver à la sagesse : s’il y arrive un jour bien évidemment. Mais pendant qu’il laissa entendre sa voix, Robert avança de quelques pas. Elizabeth fut plus loin donc il courra un peu pour arriver à la hauteur de la forte Tudor. Le jeune homme fit face à elle les mains à nouveaux sur les hanches semblant parfaitement claire sur un point : il ne lâcherait pas le morceau. Oh cela non ! Elizabeth le connaissait mieux que cela et il savait cette vérité attisant son envie, sa virilité même, mais n’en parlons plus n’est-ce pas ? Aussitôt devant la jeune femme, le petit chien s’avança craintif et vint renifler les bottes de notre jeune homme. Un regard rapide vers ce dernier, mais Robert n’avait pas peur des chiens. Bien au contraire, il avait déjà chassé en compagnie de ses frères et de son père. On avait plusieurs chiens à la maison.

- Moi donc. Alors, je vous fais aussi horreur que mon père vous fait horreur ? Aurait-il maladroitement laissé tomber un condiment sur l’une de vos belles robes ? À moins que ce soit le fait de mon jeune frère Guildford ? Qu’il peut être maladroit.

Un sourire en coin se targua à ses lèvres. Robert ne voulait pas entendre le pourquoi Elizabeth le détestait lui et sa famille. Il s’en doutait un peu. Enfin, il espérait ses pensées fausses. Certes, il voyait tous les jours l’intelligence et la ruse de la jeune femme en action. Son père ne lui allait pas à la cheville. Son cœur votait pour cette force que dégageait la jeune femme, mais son esprit restait plus fort, toujours plus fort.

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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Ven 31 Mai - 21:29


On ne peut jamais nier la politique.

Palais de Whitehall
Bien avant les évènements du forum.
L’homme était beau, mais particulièrement agaçant et Elizabeth préférait ne rien entendre de lui. Depuis bien longtemps à travers l’image de son paternel, elle avait appris qu’il ne fallait pas faire confiance aux hommes. Même s’ils avaient des attraits qui lui plaisaient, elle ne voulait pas donner sa confiance à ces beaux charmeurs aux sourires ravageurs, ils pouvaient se montrer très dangereux dans certaines circonstances. Robert, lui avait la malchance d’être un beau galant, qui portait le nom de Dudley. La jeune femme le savait l’homme avait tendance à charmer toutes les dames de la cour, ne s’imposant qu’une limite, celle de la beauté. Chaque grain de peau de cet homme transpiré la provocation et Elizabeth ne pouvait pas l’admettre, même si elle n’était qu’une bâtarde aux yeux de beaucoup de monde, elle était la fille d’Henry VIII, elle était donc fille et sœur de rois, cela n’allait certainement pas être un Dudley qui allait se positionner au-dessus d’elle. Si Guildford Dudley voulait prétendre à la couronne, grand bien lui fasse, un jour il se pourrait bien que sa traitrise le conduise à avoir sa tête fiché au bout d’une pique. Jane n’avait rien à voir dans l’histoire, Elizabeth connaissait sa douce cousine, elle ne désirait certainement pas à être reine, mais ce n’était pas le cas de Frances Brandon, qui désirait à chaque fois un peu plus de prestige. Ces marionnettistes pensaient pouvoir garder toutes les ficelles entre leurs mains, mais ils devraient prendre garde, un jour une seule pourrait leur échapper et cette pauvre ficelle pourrait leur causer leur perte à tous. Si ce n’était pas Mary, elle le ferait. Son frère était malade assez fréquemment et tous le savaient, sa vie ne tenait qu’à un fil, le jour de sa disparition provoquerait une grande catastrophe sur le pays et cela Elizabeth ne pouvait pas l’admettre. Il lui était impensable de voir l’œuvre de son père être détruite entre les mains de grands ambitieux. Robert Dudley voulait évoquer la religion, il ne tombait pas plus mal, jamais la rousse n’avait évoqué ce sujet avec personne, si bien qu’on ne pouvait réellement dire si elle était catholique ou bien une réformatrice.

« Vous n’avez pas de chance Mr Dudley, mais j’évoque la religion qu’avec mon confesseur. » Disait-elle un sourire ravissant aux lèvres qui masquaient aux yeux de tous sa colère.

La jeune femme ne cracherait pas le morceau face à l’homme, elle tenait à lui tenir tête, comme il souhaitait le faire avec elle, cependant à ce jeu-là, il serait perdant, les Tudor sont bien plus têtus que n’importe quelle autre personne. Autour de son poignée, elle enroula la laisse de son petit chien et porta son attention sur lui, tout en se désintéressant de Robert Dudley. Malheureusement pour elle, l’homme ne perdit pas confiance en lui. Il voulait éviter son père comme sujet de conversation et parler de lui.

« Je ne vois en quoi parler de votre personne pourrait m’intéresser. » Commença-t-elle sur un ton hautain. « Allé vient Dudley, continuons notre promenade. » Ajouta-t-elle, tout en fixant avec provocation le chien, puis après Robert.

Elle tira légèrement sur la laisse du petit animal, qui se releva avec beaucoup de noblesse et marcha à ses côtés calmement. Ce chient était décidément bien trop royal, alors que les jeunes chiots ne pensaient qu’à jouer et à tirer sur leurs laisses, celui-ci était calme et obéissait à ses ordres. Dommage que cela ne soit pas le cas de son homonyme humain. L’homme étrangement insistait encore et toujours et même si elle avait pris de la distance, il revint à la charge. Elizabeth soupira ne pouvait-il donc pas la laisser en paix ? Dudley s’approcha de l’homme pour le renifler, dommage que son frère ne lui ait pas offert un plus gros chien, avec un peu de chance, il aurait attaqué les mollets de l’importunant. Mais son petit chien était d’une grande douceur, il ne ferait pas de mal à une mouche. L’homme la questionna alors, agaçant un peu plus la princesse.

« Malheureusement pour vous, j’ai en grande répugnance les hommes de votre famille, que cela soit votre père et ses manigances, votre pantin de frère et vous-même qui vous jouez de tout le monde et maintenant de moi-même. A croire que vous ne savez pas que je suis au-dessus de vous ici ! » Piquante comme de la glace, elle s’approcha un peu plus de lui.

Même si elle était de grande taille, l’homme la dominait d’une tête, mais cela, elle ne le craignait pas, elle n’avait peur de rien. Son père lui non plus ne craignait personne, il allait toujours au-devant, parant les attaques, elle, elle ferait de même, puisqu’elle était la digne fille d’Henry VIII.



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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Jeu 13 Juin - 5:12

Il se rappelait chaque petit détail. Chaque petit carré de peau de la jeune lady et chacune des brises ayant fait vogué lentement ses beaux et longs cheveux rouge flamme autour de sa tête, de son regard parfait. Couché en boule dans sa cellule, ce fut hargne et passion le prenant de toute part. En rien, Robert Dudley ne comprenait ses émotions … Elle le mettait en rogne, en colère même. Rare, on arrivait à une telle chose. Il se sentait toujours prêt à bondir et rebondir pour avoir le dernier mot. Un sourire sardonique avait fait son apparition.

Robert Dudley sourit face à l’esprit têtu d’Elizabeth Tudor. Son petit sourire en coin n’était que légèrement visible pour tomber dans l’oublie très vite. Mystérieuse, inaccessible comme les plus hautes montagnes d’Écosse. Appuyé tout contre le petit muret au centre de ce merveilleux jardin, il soupira à chacun des « Non » sans être démontrés de manière littérale. Celui de refuser religion jusqu’à celui d’être une incroyable miss arrogante, hautaine se pensant plus haute que lui. Enfin, oui c’était la vérité et intelligent Robert en savait quelque chose. Quoique sa fierté ne réussissait pas à avaler la nouvelle, mais pas du tout. Un sursaut d’épaules lui prit aussitôt le nom Dudley prononcées par les lèvres vermeilles d’Elizabeth Tudor. Un peu sous le choc, car il croyait la phrase pour lui, un rire nerveux s’empara de son être.

- Tu dois m’aimer un petit peu quand même pour avoir nommé ton chien Dudley.

Quoique ces dires ironiques se perdirent très rapidement dans autres mots qui furent rapidement rétorqués par la belle jeune femme sur ses devants. Il avait plus de difficultés pour la séduire. Il l’a détestait, mais elle le fascinait en même temps. Robert ne comprit jamais cette passion aussi folle pour cette Tudor. Il n’avait guère de venin pour les Tudor en général hormis leur foi catholique – pour le moment tout du moins, - mais c’était si conflictuel entre nos deux jeunes gens. Comme si son cœur, son esprit se battaient en même temps que le faisaient ces deux nobles anglais. Elle le toisait de haut l’observant de toute sa hauteur et lui optait pour la parfaite réflexion de la jeune femme. Son cœur semblait se mettre à battre plus vite dans cette position, si près. Non qu’il avait voulu embrasser langoureusement Elizabeth Tudor. C’était plus profond … Plus inconscient, mais conscient au même titre. Il versa ses yeux dans les siens si verts, si forts et effrayants. Aucun sourire ne se montra pour jouir de magnifique soleil apaisant. Un soleil qui ne réussissait pas à faire tomber la tension encourue.

Mais Robert détourna le regard en premier. Comme un lâche, il baissa le regard pour apercevoir le petit chien s’appelant Dudley tout comme lui. Pourquoi ce sale cabot ne cessait de le regarder comme s’il n’était qu’un bon à rien ? Elle avait gagné. Elle gagnait et le ferait toujours, toute leur vie entre eux. L’intimidation ne résulta pas en la cause de cette lâcheté. C’était plutôt la beauté, cette force dégagée qui rendait malaisé Robert Dudley. On ne devait rien connaître. Absolument rien. Il passerait pour un lâche, mais au fond de sa personne … C’était faux.

- Je ne dis aucun mal de ta famille alors n’en dis aucun de la mienne.

Ajouta-il semblant calme et posé. Elizabeth l’avait touché en plein cœur par l’insulte des Dudley. On ne ressentait même aucune haine ni ton mécontent dans la voix suave, grave de Robert. En confiance, en apparence, il fit dos à la jeune future reine – ce que son cœur désirait. – Son regard se posa maladroitement sur quelques fleurs, sur le lointain paysage anglais si vallonné. On observait de loin d’ici. Le jeune homme reprit sans pour autant retourner faire face à la puissante jeune femme.

- Je connais votre statut Elizabeth Tudor. Ne vous en déplaise, je connais le vôtre tout comme celui de tous en Angleterre. J’ai cure que vous êtes la digne fille de feu le Roi Henri VIII. Vous êtes une femme puissante. Nos familles accompliraient tant ensemble.

Termina-t-il sur un tout autre ton. Il fut plus éloigné comme dirigé vers le futur, vers un futur lointain. Déterminé, mais aussi rêveur par moments. Robert Dudley ne pouvait guère accomplir en restant dans le présent. Il se tournerait alors vers le futur bien malgré que ce dernier lui était, évidemment, voilé.
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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Dim 23 Juin - 18:56


On ne peut jamais nier la politique.

Palais de Whitehall
Bien avant les évènements du forum.
Peut-être qu’Edouard aurait dû lui prendre un gros molosse, comme ça elle aurait pu l’envoyer sur Robert Dudley et il aurait pu lui ôter son sourire suffisant. D’après certaines rumeurs le tsar de Russie avait tendance à envoyer ses chiens féroces sur ses ennemis, peut-être devrait-elle débuter dès maintenant. Si elle n’avait pas été une femme, elle ôterait son sourire suffisant et provoquant à cet homme, mais elle ne le pouvait pas, en plus aujourd’hui, malgré son rang, les Dudley avaient bien plus de pouvoirs que les Tudor, mais bientôt, elle en était sûre, cela prendrait fin. Les ambitieux ne restaient jamais longtemps au pouvoir, ils finissaient toujours pas faire un faux pas, qui les faisaient à jamais tomber du haut de l’échelle. Pendant un instant, le fait d’entendre le petit chien se faire appeler Dudley choqua l’homme, mais il reprit bien vite contenance, supposant auprès d’Elizabeth qu’elle devait probablement l’apprécier. Grand bien lui fasse, s’il souhaite penser cela, mais la bâtarde fut d’autant plus choquée, quand l’homme osa la tutoyer. N’avait-il aucune valeur ? N’avait-il aucun respect pour la monarchie anglaise, comme son père ? Ainsi donc il la voyait comme une faible femme. L’envie irrépressible de gifler l’homme était forte, mais la jeune femme ne préféra pas faire ce geste, elle ne souhaitait pas perdre ce qui faisait d’elle une princesse d’Angleterre.

« Vous apprécier ? Monsieur Dudley, votre égo est bien démesuré pour que vous puissiez penser cela. D’ailleurs, il semblerait que votre père ne vous ait pas payé de bons précepteurs, ne savez-vous pas qu’on ne tutoie pas la famille royale ? » Disait-elle d’une voix froide.

Elizabeth s’éloigna un peu plus, ses servantes restant au loin, comme elle les leurs avait ordonné. Que Robert Dudley la suive, elle s’en fichait, de toute évidence elle parlait à un sourd, au retour d’Edouard, elle demanderait une audience auprès de lui pour évoquer le problème qu’était l’homme. Peut-être arriverait-elle à le faire renvoyer de la cour. A pas rapide, elle continua sa promenade, le chien marchant toujours joyeusement à ses côtés. Puis elle s’installa au calme sur le rebord d’une fontaine. Le petit chien grimpa aussi à ses côtés et il commença à s’amuser à regarder les poissons exotiques qui se trouvaient dans le bassin. L’homme revint bientôt à la charge, lui reprochant le fait qu’elle avait dénigré sa famille. Comment pouvait-elle faire autrement, elle détestait tous les Dudley, sauf Mary, la sœur du jeune homme. Cette femme était cultivée et la jolie rousse partageait avec elle une correspondance qui était très philosophique.

« Je ferais ce qu’il me plait. La seule et unique personne dans votre famille qui a de la valeur, c’est votre sœur Mary. Pour ce qui est du reste de votre famille, vous êtes tous mes ennemis. Vous venez et vous appropriez le pouvoir, dénigrant le testament de mon père. A cause de vous, l’Angleterre connaîtra les pires maux. »

Haine, Elizabeth ne pensait pas pouvoir pardonner un jour à ces personnes qui lui mettaient autant de bâtons dans les roues. Qu’avait-elle fait pour avoir un destin si compliqué ? A même pas trois ans on lui arrachait sa mère, son père la reniait, puis il lui a fallu de nombreuses années avant de rentrer à nouveau en grâce auprès de lui. Et maintenant, il y avait ça, elle était toujours une bâtarde et on lui arrachait la seule chose à laquelle elle s’accrochait à ses droits à la couronne anglaise. Dos à elle, l’homme parla à nouveau, alors que son petit chien tentait vainement d’attraper les poissons dans le bassin. Robert Dudley se moquait de son statut, peut-être se méfierait-il d’elle si un jour elle portait la couronne. Certes leurs familles étaient puissantes, mais jamais elle ne s’allierait avec un tel homme. Jamais, elle était une Tudor, elle n’avait pas besoin des Dudley pour vivre et elle n’aurait jamais besoin de personne.

« Eh bien, il me semble que votre père a déjà lié les Grey à votre famille, en ce qui me concerne, il est peut-être Lord Protecteur, mais jamais il choisira mon destin, il n’a pas le pouvoir pour ça. »



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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Mer 3 Juil - 3:16
Visiblement sa langue se fut un peu trop dénouée précédemment. Le tutoiement était, évidemment, interdit à la cour. Robert en avait bien cure et ne l’utilisait bien jamais. Sauf maintenant … Maintenant alors que son cœur embrouillé se fut, sans aucun doute, trop fait entendre par rapport à son esprit rationnel et discipliné. Il avait serré les lèvres mécontent et honteux de sa conduite. Il était vrai que son père l’aurait châtié pour un tel acte. John Dudley vouait un bel avenir dans l’arène politique et de la cour pour ce fils … Plus encore qu’à son aîné et son cadet. Il aurait été simple d’opter pour des excuses en bon et due forme, mais Robert Dudley était un homme fier. Il avait été insulté par les propos précédents d’Elizabeth Tudor. On ne disait pas de telles choses sur sa famille. Puis, plus rien …

À un moment, il se sentit tiré vers l’avant par une force inconnue. Il fit quelques pas rejoignant la Tudor au bord du bassin le chien plutôt rigolo tâchant d’attraper des poissons. Ceci arracha un sourire à notre jeune homme. Sourire qui se tarit bien trop rapidement. Il disparut franchement pour laisser place à une moue puis, un sérieux soit une neutralité n’amenant jamais rien de bon avec celui-là.

- Ma sœur … Mais les plus grands maux ? N’est-ce pas trop pour une seule famille telle que la mienne ? Nous ne sommes pas la peste.

Lâcha-t-il doucement, un peu trop même par rapport à la dureté des propos avancés par Elizabeth Tudor. Les mains croisées en son dos, Robert se fut avancé un peu plus observant machinalement le petit animal fournir quelques galipettes qui l’emmèneraient très certainement au fond de la fontaine avant longtemps. Jamais, il ne serait capable de bonté lorsqu’on insultait sa famille. C’était vraisemblablement trop lui demander. Son cœur se meurtrissait et, bien malgré qu’Elizabeth ne mette pas Mary avec les autres, c’était tout comme pour lui. Elle était une Dudley et le savait pertinemment : loyale, gentille et généreuse envers cette dernière. Son regard se tourna à nouveau vers Elizabeth ne sachant plus très bien quoi rajouter pour changer son avis.

- Donc, les Grey feront aussi partis des plus grands maux de l’Angleterre selon vos dires Elizabeth ? Vu qu’ils sont liés à ces chers Dudley que vous détestez tant. Ainsi, vous ne désirez point faire partie de ces plus grands maux ce serait si honteux … Pourtant.

Il devint difficile de trouver les mots justes maintenant. Robert prit une inspiration qui lui redonna un peu confiance. Il ne réussirait jamais ce que son père désirait avec les Tudor. Peut-être devrait-il s’adresser à Mary Tudor. Non. La sœur d’Elizabeth était bien plus têtue et … À quelque part, elle lui provoquait des frissons dans le dos. Elle l’intimidait franchement. Ce regard surtout.

Le jeune homme s’assit alors sur la pierre entourant la fontaine semblant avoir perdu l’envie de débattre du sujet les éloignant à un point tel. En fait, tout éloignait nos deux jeunes gens. Doucement et de manière élégante, il caressa le petit chien. Ce dernier sembla alors sursauter cherchant à mordre, jouer avec le « truc » l’attaquant soudainement. Mais Robert n’avait pas peur loin de là. Il sourit alors qu’un petit éclat de rire s’offrit tout autour. L’animal se coucha sur le côté et appuya les pattes contre le dos de la main du jeune homme.

- Peut-être petit Dudley est trop naïf pour comprendre ce que je représente, mais il semble m’apprécier lui au moins.

Releva-t-il la tête suite à ces provocations alors qu’Elizabeth lui apparaissait baignée de soleil ses cheveux d’un roux parfaits plus pâles, plus légers tels une rose ouverte et en pleine puissance, mais délicate ayant besoin de soutien : ce soutien qu’elle ne semblait guère comprendre, mais lui si. Ce fut ce genre d’images qui le ramenaient sans cesse à ce jour d’été. Cette vision le fit légèrement sourire. Peut-être y avait-il un peu de l’ironie liée au chiot dedans, mais il semblait y avoir autre chose d’inexplicable.
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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Jeu 4 Juil - 18:17


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Robert Dudley était bien différent de son homonyme canin, tandis que le petit chien était un animal docile, l’homme se révélait être un imperturbable fauteur de trouble. D’ailleurs, le jeune homme semblait trouver amusant le comportement du jeune chien, qui ne se souciait guère de la conversation que sa jeune maîtresse avait avec Lord Dudley, il était bien plus intéressé par les poissons qui se trouvaient dans le bassin. L’homme semblait minimiser la situation du pays, Elizabeth qui s’intéressait de très près à la politique depuis son plus jeune âge savait qu’on ne changeait pas de dynastie sans causer du tort à un pays. L’Angleterre avait déjà souffert durant la guerre entre les Lancastre et les York et seul son grand-père Henry VII Tudor avait pu ramener la paix dans le pays. John Dudley de son côté voulait asseoir sur le trône Jane Grey qu’il avait fiancé au passage à son fils Guildford. En faisant cela, il avait contraint le roi à renier les filles Tudor, Mary et elle-même. Pour elle, c’était un coup d’Etat, un affront à l’ordre divin que son père avait voulu instaurer.

« Les ambitions de votre famille seront notre malheur à tous. On ne change pas de dynastie sans guerre. Si vous imaginez une seule seconde que Mary se laissera prendre ses droits à la couronne, si notre frère venait à disparaître, votre famille se trompe lourdement. Malheureusement, vous les Dudley vous avez fait les mauvais choix, sinon, croyez-moi, je serais moins hostile à votre présence. »

Elle parlait avec franchise et surtout d’une voix de reine, elle avait ça dans le sang. Elle souvenait encore au fond d’elle, même si elle tentait de les oublier, les mots que sa mère lui répétait quelques mois avant sa mort. « Un jour vous serez reine Elizabeth, n’oubliez jamais qui vous êtes. » Hantée par ce souvenir, c’est ce qui la maintenait toujours face aux épreuves. Même si John Dudley lui avait retiré son héritage pour favoriser sa prochaine descendance, lui ne sera pas un Tudor et encore moins les enfants que son fils aura. Pauvre Edouard, pourquoi avait-il trahi sa famille à ce point ? Le jugement d’un homme était-il plus fort que celui d’un roi ? Robert Dudley lui évoqua de suite la famille Grey. Il était de notoriété publique qu’Elizabeth détesta Henry Grey et son épouse Frances Brandon, ces derniers étaient des personnes avides de pouvoir qui seraient capables de n’importe quoi pour faire triompher leur famille.

« Les Grey ont trahis la couronne anglaise, comme votre père, ils sont de sombres ambitieux. Regardez cette pauvre Katherine, elle n’a même pas douze ans qu’on vient de la fiancer. Je n’envie pas le sort de mes cousines, elles payeront la fourberie de leurs parents. »

Elle n’avait jamais été proche de ses cousines à l’occasion elle voyait Jane à la cour, mais durant de rare moment, depuis toujours, Elizabeth était peu présente à Londres, préférant la tranquillité d’Hatfield qu’aux manigances des personnes du gouvernement. Au moins, à la campagne, on la laissait quelque peu en paix. Robert Dudley s’installa lui aussi sur la fontaine, se désintéressant d’elle et caressant le petit chien qui semblait heureux de trouver un compagnon de jeu. Elizabeth de son côté caressa aussi le dos de l’animal et le laissa jouer avec son éphémère ami. Elle n’allait tout de même pas retirer le plaisir du chiot de jouer par simple haine pour le fils Dudley.

« Peut-être, les chiens ne portent de jugement sur personne, voilà ce qui en fait de fidèle compagnon. Ils se moquent qu’on soit qu’une simple bâtarde ou encore le fils d’un traître. » Disait-elle d’une voix douce et pensive.



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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Ven 19 Juil - 4:02
Couché sur sa paille fétide, Robert Dudley ramenait encore à sa mémoire cette belle journée de juillet 1552. Toujours, il ressassait ces paroles dites par Elizabeth Tudor et détestait cette dernière pour avoir eu la vérité. La vérité soit celle où sa famille, les Dudley et même les Grey se retrouvaient comme de vulgaires clochards dans une rue puante et visqueuse. Où tout ceci avait accroché ? Avait-on pris trop de risque ? Robert ne saurait absolument pas le dire.

La vue du chiot ramenait son sourire toutefois. Le petit animal aboyait joyeusement et tentait à sauter sur la main tendue en sa direction. Parfois, le jeune homme montait son bras faisant sauter dans une petite cabriole l’animal. D’autres fois, il laissait le bras au sol et ses doigts bougeant un peu, par à coup, le chiot bondissait dessus sans aucune once de peur ni rancune. Lorsqu’on appréciait les animaux, ces derniers nous le rendaient au centuple. Et c’était des plus parfaits lorsque la situation s’envenimait comme la présente. Son regard monta vers Elizabeth Tudor ses mains arrêtèrent alors de jouer avec le chiot : elles se placèrent derrière, sur les briques de la fontaine. Le petit Dudley aurait très certainement envie de les croquer.

- Peut-être.

Rétorqua-t-il envers Elizabeth Tudor et cela de manière neutre sans élever une seule fois la voix plus qu’il ne fallait. Mais on venait de commettre Robert Dudley à la vérité. Il avait échoué. Intelligent, fier il partirait la tête haute pour mieux revenir : s’il revenait un jour discuter si librement comme ceci avec Elizabeth Tudor. Son cœur bravait cette faible chance, mais son esprit ne pouvait pas connaître le futur. Là où tout s’effondrait si facilement pourtant bâti à merveille par son père. En un bond, Robert Dudley se leva surprenant le chiot qui avait visiblement voulu mordre ses doigts pour … Simplement jouer ensemble. Ce n’était pas le chien que souhaitait Robert Dudley ici présent à Whitehall, mais bien sa maîtresse. En bien ou en mal, choisissez. Il la désirait tout simplement.

- Je crois que je me dois de partir. Désolé d’avoir pris de votre temps Princesse. Laissez-moi avancer quelques mots toutefois. Sans changement ni évolution, le monde paraît ennuyeux et terne. Ce fut justement par une volonté de contourner un problème qu’on nous fit découvrir l’Amérique. Quelque chose apportant son lot de passion …

Sur ces mots dits avec une élégance princière, Robert Dudley fit une révérence cette fois digne des plus grands Rois. Il le fallait, car bien ancré en son cœur Elizabeth Tudor méritait amplement cette action la faisant passer pour reine. Le chiot ne le suivit pas lorsqu’il détourna le regard. Marchant la tête haute, il se fut éloigné, mais … Mais il ne pouvait pas partir comme cela non ? Donc, le jeune homme se retourna et dans un sourire en coin, arrogant laissa tomber :

- N’ayez pas peur de ces changements à venir. Ils se perçoivent peut-être comme mauvais et non pertinents, mais ne tous les changements ont à quelque part cette part de crainte en eux. … J’espère vous revoir Elizabeth.

Termina-t-il sur un sourire pire que le précédent. Il se faisait évidemment escorter vers l’extérieur de Whitehall. Il n’était pas question de se perdre dans les méandres de corridors. Non. Une honte l’aurait affligée comme un agacement le faisait en ce moment malgré son air calme : son père sera très en colère.
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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  Lun 22 Juil - 19:24


On ne peut jamais nier la politique.

Palais de Whitehall
Bien avant les évènements du forum.
Il pliait genoux face à elle, la laissant face à son rang et aux épreuves qu’elle aurait à affronter prochainement. Qu’adviendra-t-il de l’Angleterre, le jour où son roi à la santé si fragile viendrait à disparaître ? La réponse était simple, les Grey et les Dudley seraient à la tête du pays anéantissant les rêves d’autrefois des Tudor. C’était la triste réalité et le danger qui pouvait advenir quand un enfant arrivait sur le trône. Edouard était trop jeune pour régner et leur père le savait, voilà pourquoi Edward Seymour était devenu Lord Protecteur de l’enfant roi. Cependant, on ne pouvait pas faire confiance aux personnes qui avaient trop de pouvoir, elles devenaient toujours fourbes et Seymour avait été supplanté par John Dudley. L’Angleterre n’avait plus le même visage depuis que son père était mort, cet homme qui avait été un si grand roi et qui avait osé le changement et faire face à la papauté. Edouard et Seymour étaient restés dans la même lignée, alors toujours plus loin vers le protestantisme. Elizabeth savait aujourd’hui qu’elle ne régnerait jamais, mais elle aurait fait la même chose, si un jour on lui laissait le pouvoir d’être une souveraine. Elle savait qu’elle en serait capable, elle en avait reçu l’instruction, elle connaissait de nombreux langues, probablement plus que sa sœur ainée. Elle s’intéressait à tout et surtout à la politique. Elle aurait pu le faire, mais John Dudley en avait décidé autrement. Selon Robert Dudley, sans changement le monde serait ennuyeux, la jeune femme n’était pas d’accord avec lui, il fallait des intrépides pour apporter les meilleurs changements en ce monde, les ambitieux ne feraient que les pires maux.

« Certains changements ne sont pas acceptable. » Déclara la jeune femme. « Parfois vaut mieux réfléchir, prendre son temps et après créer le changement. L’Angleterre n’avait pas besoin de votre famille lord Dudley. » Ajouta la jeune femme tout en quittant le rebord de la fontaine, suivit de son petit chien.

Dudley allait partir, elle en ferait de même, mais dans l’autre sens, séparant ainsi leurs chemins, pour ce que la jeune femme espérait être à jamais. A moins d’un retournement de situation, elle ne pourrait jamais s’entendre avec ce jeune homme qui était bien trop effronté et ambitieux à son goût. Il espérait la revoir, pas elle. Dès demain, elle quitterait Londres pour Hatfield House, loin de ces complots, loin de la tourmente et surtout loin de lui. Elizabeth aimerait bien connaitre l’avis de sa sœur Mary à propos de cette situation, il était certain, qu’elle ne laisserait pas sa place sur le trône aussi facilement, elle l’attendait depuis tant de temps. Mary avait beau être catholique, mais elle était aimée de son peuple et l’avait montré de nombreuses fois. Peut-être qu’Edouard allait-il changer d’avis, il pourrait toujours revenir sur sa décision et remettre ses sœurs en tant qu’héritière. Pour cela, il faudrait que John Dudley, tombe de son piédestal, ce qui ne semblait pas être prêt de se faire.
Le petit chien Dudley continuait de sautiller autour de sa maîtresse, cherchant à rompre sa laisse en la mordillant. Robert quant à lui commencé à s’éloigner, quand elle l’arrêta.

« Je doute que l’on se revoit lord Dudley, je quitte Londres dès demain et j’espère ne plus avoir affaire à votre famille. Et dernière chose, dites à votre père que s’il compte me trouver un mari pour se débarrasser de moi, comme il cherche à éloigner Mary, il devra le faire par la force. » Déclara Elizabeth, avant de partir au loin.

Encore aujourd’hui, Elizabeth Tudor se souvenait de ce moment et ne cessait de trouver les mêmes similitudes quant à sa vie maintenant. Comme durant ce souvenir, elle comptait partir de Londres, mais cette fois-ci, pas pour s’éloigner des Dudley, mais pour fuir le danger de la cour. Entre ses mains, elle tenait un médaillon argenté, un cadeau qu’elle comptait offrir prochainement à une personne qui comptait beaucoup pour elle.



princesse Elizabeth
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MessageSujet: Re: Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]  
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Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]
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