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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: " Les noces rebelles. " ► Sybille Parker  Sam 3 Jan - 20:04

Les noces rebelles.



Année 1540.
Craigmillar Castle.


Elle n’était pas une lady, elle ne l’avait jamais été et ne le serait jamais. Voilà pourquoi, Janet Beaton affichait une mine aussi peu enjouée, alors qu’elle se trouvait à la table d’honneur, en compagnie de son nouveau fiancé Simon Preston of Craigmillar Castle. En plus d’avoir un nom plus qu’orgueilleux, son futur époux ne lui plaisait pas et Janet n’avait aucunement envie de lui plaire et de vouloir le satisfaire. Voilà pourquoi, au grand désespoir de ses parents, elle était venue à sa fête de fiançailles, vêtue d’une simple robe, d’aucuns bijoux et de ses cheveux bouclés pas coiffés. Elle voulait lui faire honte, comme elle voulait punir ses parents pour ce mariage qu’elle n’avait pas voulu. Elle avait déjà été contrainte de tuer son époux, en sabotant son équipement de cavalier et pour celui-là, qu’allait-elle devoir faire pour le sortir de sa vie ? Elle le voyait bouillir sur son large fauteuil, n’osant pas jeter un seul regard vers cette fiancée, qui ne se tenait pas droite et qui buvée du vin, comme n’importe quel ivrogne de taverne. Janet ne dansait pas et surtout, elle ne souriait pas. Toutes les personnes présentes pouvaient voir qu’elle n’était nullement enchantée par ce mariage et si on venait lui poser la question, elle ne se cacherait pas de le dire.
Elle détestait les fêtes, elle détestait les mondanités et préférait être au dehors à parcourir à cheval la campagne ou à se rendre dans différentes tavernes dans de pauvres frusques. Janet Beaton était ainsi, elle ne se cachait pas et voulait vivre aussi simplement que possible. Elle aimait les activités des hommes, comme le combat, elle adorait boire comme eux et surtout elle courrait après eux. Janet était une femme qui adorait les plaisirs charnels et pour rien au monde, elle se contenterait de la fidélité d’un seul homme. La rousse n’était pas une sublime fleur, mais un chardon écossais, une mauvaise herbe qu’on trouvait dans la lande et qu’on voulait absolument arracher. Cependant, son manque de beauté était compensé, selon tous les hommes, par sa fougue, qui la rendait aussi attirante qu’une jeune vierge.

Janet ne se considérait pas comme une femme mariable, contrairement à ses autres frères et sœurs, d’ailleurs elle détestait l’idée de perdre sa liberté et si elle avait supprimé son premier époux, ce n’était pas pour rien. Elle ne désirait pas avoir d’enfants, se voyant mal de devoir rester, au lit, au calme et de devoir mettre au monde une progéniture. La vie de famille, ce n’était pas elle. Si elle pouvait se qualifier, elle se verrait comme un ours solitaire, qui vivait pour lui et pour sa liberté.
Elle les voyait, elle voyait leurs nombreux regards sur elle, beaucoup devait dire à quel point sa tenue était indécente. Son père finit par s’approcher d’elle, pour lui demander une danse. Sans grâce, elle capitula et se leva, pour mettre en pratique les nombreuses leçons qu’elle avait reçu de sa mère. Elle ne dansait pas très bien et ne s’appliquait guère pour ressemble à l’une de ses sœurs, qui elle émerveillait toute la pièce. Les Beaton étaient des personnalités connus, des personnes qui grâce à leur amitié pour le roi James V avait pu monter.

« Qu’est-ce qu’il te prend Janet, tu ne pourrais pas te comporter comme une personne digne de ton rang ? » Souffla son père, quand ils se croisèrent entre deux mouvements de danse. « Tu fais honte au Beaton. »

Elle soupira et fit un mauvais mouvement, son pied toucha un homme qui se trouvait non loin de là et qui lui envoya un regard lourd de sens. Janet, en retour, le fusilla du regard. Celui-là n’avait pas intérêt à l’énerver plus que de raison, sinon elle l’embrocherait à l’aide d’une épée.

« Je m’oppose à ce mariage et je le fais à ma manière, comme vous le savez. » Répondit-elle à son géniteur, sur un ton malicieux, quand elle le croisa à nouveau. Elle se mit à rire et s’éloigna, se réfugiant dans un coin pour éviter à nouveau les sollicitations de sa famille. Faire la belle fiancée ? Et puis quoi encore ? Si on lui avait laissé choisir son époux, là elle aurait pu être belle et gracieuse, mais là, ce Simon ne l’inspirait pas plus qu’un troupeau de mouton égaré. Elle soupira, tout en buvant d’une traite un verre de vin, espérant que la fête se termine vite.



Dernière édition par Janet Beaton le Sam 2 Jan - 14:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " Les noces rebelles. " ► Sybille Parker  Mar 13 Jan - 15:42
Les noces rebelles



- Et pensiez-vous vraiment, que cela allait se passer comme ça ?

Du haut de ses presque douze ans, la jeune adolescente qui parlait ainsi, aurait pu paraître risible. Mais son regard à l'ordinaire si bleu se teintant de noir et lançant des éclairs particulièrement mauvais, ne pouvaient qu'impressionner son père ! Car oui, c'est à lui qu'elle faisait la leçon ! Quelle ironie non, que de voir une fille s'en prendre ainsi à son géniteur ! Mais il fallait bien avouer, qu'il y avait de quoi ! Que ce dernier songe déjà à se remarier alors que sa pauvre mère était encore en vie, était déjà bien assez difficile à supporter, qu'il décide de la fiancer à un sombre idiot écossais, elle pouvait encore l'admettre ... N'était-ce pas le destin à laquelle son sexe la contraignait ? Mais d'être rejetée par ce sauvage des Highlands, et que pour ce faire il en colporte des horreurs à son sujet, ça non ! Rajoutons à cela que le sir Parker n'en soit pas outré le moins du monde, ou du moins ne réagisse pas, n'était-ce pas la goutte d'eau qui faisait déborder un vase déjà bien plein ?

- Où est donc votre honneur ? Je ne croyais pas que vous laisseriez notre famille et notre nom se faire ridiculiser de la sorte ! Pourquoi ne pas lui avoir jeté votre gant à la figure ?
- Un Parker ne se bat pas avec la boue qui l'éclabousse !
- Rangez-vous derrière votre orgueil père, mais ce n'est jamais qu'une parade pour dissimuler votre lâcheté !

Poussé à bout par les insultes de Sybille, sa fille unique qu'il aimait tant mais qui avait aussi le don de l'exaspérer, John Parker tapa du poing sur la table devant laquelle il était assis.

- Et que pouvons-nous faire, partir en guerre contre ces gens-là ? Touchons à ce ... parasite et tout son clan se mettra en tête de nous le faire payer ! Nous avons eu assez de problèmes comme ça à cause de votre tante et de la chute des Boleyn. Cela relève du miracle que la reine Jane puis Anne de Clèves aient eu pitié d'elle. Je ne prendrai pas le risque de provoquer la haine des écossais après celle d'un roi !

Des mots de sagesse à n'en pas douter et auxquels elle ne trouva rien à répondre. Pinçant simplement les lèvres, elle sortit dans un courant d'air de soie et de taffetas avant de claquer la porte. Sybille avait bien trop de ressentiment envers ce Simon Preston pour se raisonner. Il allait lui payer la honte qui l'avait submergée, lorsqu'elle avait entendu les ragots circulant dans toute la bourgade ! Sans doute cet imbécile pensait-il l'avoir assez outragée pour qu'elle n'en sorte plus de son manoir écossais, que les Parker avait fait rouvrir pour l'occasion ! C'était mal la connaître !

Elle, avoir la lèpre ? Allons donc ... Quel mensonge ignoble et Sybille n'ignorait pas pour qui il l'avait fait, pour cette Janet Beaton qu'elle ne connaissait nullement ! Encore une stupide oie blanche écervelée, sans doute ! Que lui apportait-elle ? Une meilleure dot ? Le fait d'être nubile et prête à la consommation sans doute ... Contrairement à elle avec qui, il faudrait attendre encore trois bonnes années pour véritablement se marier. Les héritiers, toujours les héritiers ! Au fond, la malheureuse bénissait le ciel de n'avoir jamais à partager la vie ainsi que le lit de cet homme infect et elle aurait presque plaint sa remplaçante d'y être contrainte ...

Cependant donc, sa fierté piquée au vif et mise à mal, elle avait un besoin vital de se venger ! C'était leur soirée de fiançailles avait-elle appris par l'une des suivantes qui était également son espionne, qu'à cela ne tienne, elle allait s'y inviter et faire une apparition mémorable !

Après l'extinction du feu de la cheminée qui lui confirma que son père était allé se coucher, la jeune adolescente se revêtit d'une cape, emporta un panier qui allait lui être fort utile et descendit à pas feutrés les escaliers. La demeure de Preston se trouvait à quelques centaines de mètres, seulement. A proximité, se cachant dans les fourrés quelques minutes, elle évalua la situation. La lumière des chandeliers à l'intérieur et les notes de musique, lui indiquèrent que la fête battait son plein. Les deux gardes postés devant la lourde porte, avaient quant à eux, dû recevoir des ordres pour ne pas la laisser rentrer, quelque soit l'occasion ! Cela, elle s'en était bien doutée, pourtant ces imbéciles se souvenaient sans doute d'elle dans ses plus précieux atours, et ne s'attendaient pas à voir une domestique échevelée par le vent. Car dans cette conque en osier qu'elle avait amenée, se trouvaient des vêtements de sa fidèle bonne ! Derrière un bosquet et malgré la morsure du froid, elle changea donc de vêtements, recouvrit les autres de sa cape avant de s'avancer. Elle était plutôt grande et connaissait quelques mots d'écossais, cela lui servit à merveille ! Et même si elle reçut une tape sur les fesses de la part de ces soudards- qui donc dans l'obscurité ne surent pas distinguer son âge - au moins réussit-elle à rentrer.

Une fois sûre de ne pas être vue, elle abandonna le panier et s'élança dans la grande salle où se tenait le buffet. D'un pas déterminé, elle bouscula même des troubadours qui jonglaient et jouaient de la viole afin de se planter littéralement devant le seigneur des lieux.

- Bonsoir milord ! Sans doute ne me reconnaissez-vous pas vêtue comme je le suis. Aussi permettez que je me présente moi-même à votre si charmante invitée.

Ses yeux méprisants se posèrent alors sur Janet Beaton à qui elle fit une révérence des plus insolentes.

- Sybille Parker, la seule et unique fiancée de l'individu qui prétend vous épouser ! Je crois donc que vous n'êtes pas à votre place !

Le ton était donné, un silence de mort succédait à l'ambiance chaleureuse, et Simon Preston était livide ! L'effet de surprise avait fonctionné à merveille, on n'avait jamais vu un bout de femme avoir autant d'impertinence et de culot. Pourtant, ce n'était que la première étape d'une avalanche d'humiliations ....

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MessageSujet: Re: " Les noces rebelles. " ► Sybille Parker  Mer 21 Jan - 0:13

Les noces rebelles.



Année 1540.
Craigmillar Castle.


Son mariage, elle l’imaginait déjà grandiose, elle dans une robe faite des plus beaux tissus, de préférence couleur or ou argent, en raison de sa chevelure de feu. Puis, il y aurait de l’alcool, de la musique et enfin une nuit de noce désastreuse. Janet Beaton n’en attendait pas moins de son futur mari, puisque les seuls hommes qui lui procuraient du plaisir étaient les personnes du peuple, aux mains rugueuses. Elle n’était pas une femme à se marier, seule, elle aurait été bien mieux. Janet craignait qu’avec cet homme, elle ne soit prisonnière, elle ne pourrait plus sortir dans les tavernes et encore moins user des armes. Elle le voyait dans son regard, il était le genre d’homme à vouloir soumettre une femme, encore plus quand celle-ci n’était qu’une rebelle. Janet avait sa réputation, tous savaient qu’elle n’était pas le genre de femme à se laisser faire et encore moins par un homme. Sa réputation l’avait précédé et elle se demandait bien pourquoi Simon Preston avait voulu l’épouser. Il aurait pu très bien prendre une autre femme, mais il semblerait que le prestige grandissant de sa famille fasse rêver de nombreux hommes et comme Elizabeth et Grisel étaient mariées, il ne restait plus qu’elle. Quelle déception cela devait être pour Simon, surtout quand il regardait sa sœur Elizabeth, qui était bien plus belle.
La jeune femme continuait à boire, dans un coin, tout répondant avec un sourire amusé, aux regards outrés des membres de sa famille. Elle ne voulait pas aller à la table d’honneur et elle n’irait pas, même si Simon lui demandait. La Beaton, comme on l’appelait, elle ferait tout pour lui déplaire et lui procurer une grande honte. Cependant, Janet remarqua bien vite qu’elle n’était pas la seule à déshonorer ce cher Simon. Une jeune fille, qui était encore qu’une enfant entra dans la salle, vêtue comme une paysanne et se posta devant Simon, affichant un air fort mécontent. Janet se demandait bien ce que cet imbécile avait pu lui faire pour déplaire à ce point à cette enfant. Arrogante, provocante, elle fut plus que désobligeante avec l’homme et alla se poster devant elle, se présentant comme la véritable fiancée de Simon. Aussitôt, la jeune femme se redressa, elle qui était fort mal installée et regarda cette petite créature, qui allait peut-être lui sauver la vie. La rousse regarda Simon et la famille de ce dernier, qui étaient plus que furieux, puis cette presque enfant, qui était plus qu’intrigante.

« Si vous voulez du cadeau, je vous le laisse, moi je n’en veux pas. » Répliqua la rousse sur un ton désobligeant et assez fort pour se faire entendre d’un maximum de personne, dont son fiancé. Son père s’approcha d’elle et lui demander d’arrêter tout de suite. « On peut annuler les fiançailles alors ? » Demanda-t-elle à son géniteur, avant de se faire pincer le bras, pour se taire. Pour une fois Janet écouta son paternel et regarda la scène qui se déroulait devant elle. Simon finit par se lever, et se dirigea vers la gamine, presque femme, déguisait en paysanne et la pointa du doigt.

« Vous vous sortez immédiatement de cette pièce, avant de contaminer tout le monde avec votre odieux mal. Fille du Diable. » Il sifflait presque ses mots, fou de rage d’être déshonoré ainsi, durant un jour qui aurait dû être glorieux pour lui. Janet regarda l’homme qui était son fiancé, puis la jeune fille, avant de se rappeler, d’une conversation, qu’elle avait entendu entre son père et sa mère. Simon avait déjà été fiancé auparavant et avec cette fille. Il avait dû donc l’éjecter comme une moins que rien, au vu de l’expression de cette jeune fille, pour mieux pouvoir épouser une Beaton, dont la famille ne cessait d’augmenter son patrimoine.
Un sourire en coin apparut sur les lèvres de la rousse aux cheveux en bataille et elle s’approcha de son fiancé, prenant son bras et lui parlant sur un ton mielleux.
« Simon, mais que se passe-t-il ? Qui est donc cette jeune fille qui prêtant être votre fiancée. » En fait, elle jouait très bien les midinettes ce qui l’étonnait, si elle l’avait voulu, elle aurait pu faire une parfaite lady, mais cela, c’était seulement si elle l’avait désiré et actuellement, ce n’était pas le cas.
Ces fiançailles qui promettaient d’être ennuyeuses allaient finalement devenir plus qu’amusantes.

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MessageSujet: Re: " Les noces rebelles. " ► Sybille Parker  Mer 18 Fév - 17:01
Les noces rebelles



Il devait être bien curieux en cette minute de voir Simon Preston aussi pourpre qu'une écrevisse tant la colère le submergeait, tandis que la jeune adolescente qui le toisait de toute sa superbe, elle, gardait un calme olympien. Celui du juste ! Et pourtant Dieu sait qu'on aurait pu penser, que c'était à elle de rougir au vu de son comportement ! Après tout, n'interrompait-elle pas des fiançailles avec un extrême culot ? Les deux familles, celles du fiancé et celles de la future étaient présentes et elle l'aurait parié, prêtes toutes les deux à la sortir de cette pièce par la force ! Eh bien non, malgré tout ça Sybille ne cillait pas, elle était dans son bon droit et le savait ! Voilà pourquoi, même si l'envie l'en avait démangée, elle ne se serait pas précipitée sur cette fille afin de lui arracher sa tignasse rousse. Il fallait qu'elle reste digne, elle était une Parker, elle ne mendiait pas sa place telle une furie ! Et si cette voleuse pensait l'impressionner en se redressant comme elle le faisait, elle se trompait cruellement !

« Si vous voulez du cadeau, je vous le laisse, moi je n’en veux pas. »

Stupéfaite par la réplique de sa rivale, Sybille arqua un de ses sourcils. L'avait-elle quelque peu mal jugée ? Apparemment, cette dernière ne voulait pas de cet homme infect, elle non plus ! Encore une sacrifiée sur l'autel du mariage ! Sinon pourquoi cette riposte et pourquoi l'avoir presque claironné pour que tous et surtout Preston, l'entendent ! Pendant le trajet, Sybille s'était entraînée à trouver des répliques bien senties à cette péronnelle, avait imaginé bien des scénario mais pas celui là ... Elle ne trouva donc rien à répondre sur l'instant. Mais de toute façon, aurait-elle pu parler seulement ? L'approche en trombe de celui qui était sans doute le père de l'insolente l'en aurait sans doute empêchée. Celui-ci lui somma, la supplia de se taire ! Néanmoins, l'inconnue n'en fit rien, bien au contraire!

« On peut annuler les fiançailles alors ? »

La seule réponse qu'elle obtint fut de se faire cruellement pincer le bras ! Décidément, leur père à toutes les deux n'étaient pas des tendres et tenaient mordicus à les marier ! Si elles n'avaient pas été dans cette situation particulièrement délicate, Sybille aurait pu la plaindre. Car oui, elle ne devait pas se laisser touchée ou attendrir par quiconque, sinon ça en était fini et c'est elle qui serait encore humiliée. D'ailleurs, Simon Preston sut lui rappeler en une seule phrase que la bataille était toujours en cours.

« Vous vous sortez immédiatement de cette pièce, avant de contaminer tout le monde avec votre odieux mal. Fille du Diable. » lui cracha t-il presque au visage.

Le sang de Sybille bouillonnait littéralement dans ses veines. Elle aurait pu tuer cet homme sur place mais il y avait plusieurs méthodes pour achever un ennemi !

« Simon, mais que se passe-t-il ? Qui est donc cette jeune fille qui prêtant être votre fiancée. » demanda alors la fausse fiancée, son bras enroulé autour du sien.

Décidément, soit celle-là jouait à merveille un rôle, soit elle était d'une hypocrisie sans nom dans le seul but de la désarçonner ! Après l'avoir repoussé, voilà maintenant qu'elle minaudait ? Allez comprendre ...

- Qui je suis ? Mais on vient de vous le dire à l'instant, une fille du Diable ayant été frappée d'un mal terrible ! Et justement, autant vous en faire profiter à tous ! leur lança t-elle en ricanant.

Puis sans aucune retenue ou pudeur, une rage sourde la dominant, elle délaça devant le regard horrifié de certains, l'imposant corset serrant sa taille, puis tirant sur les fils de sa robe de domestique, le dit vêtement chuta jusqu'à ses pieds. Faisant un pas puis un autre, elle chassa d'un coup de talon l'habit jonchant le sol et tout à fait nue, s'approcha plus encore d'un Simon redevenu cramoisi.

- A moins que ce mal n'existe que dans votre imagination my lord ?! Car où sont donc les marques de la lèpre ? N'est ce pas uniquement pour cela que vous m'avez chassée de votre domaine ? demanda t-elle avec sarcasme.

Pour en rajouter une couche, elle tourna sur elle-même afin que les moindres parties de son corps heureusement très juvénile, n'échappe pas à l'analyse de l'assistance. Puis comme elle se trouvait au niveau de la table d'honneur, soudain elle se pencha pour lancer un hanap de vin à la figure de son ancien fiancé.

- Pourtant à ce moment là, vous n'aviez pas l'excuse d'être aveuglé par quoi que ce soit comme maintenant ! ! lui dit-elle en se moquant ouvertement.

Ah si seulement le ridicule pouvait tuer ... il en serait déjà mort !

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MessageSujet: Re: " Les noces rebelles. " ► Sybille Parker  Ven 27 Fév - 23:13

Les noces rebelles.



Année 1540.
Craigmillar Castle.


Janet Beaton n’était pas la femme qu’on s’attendait à voir, surprenante, sauvage, elle n’avait pas le physique de la femme qui était bonne à épouser. Pourtant, la rouquine aux cheveux toujours décoiffés avait un nom, celui des Beaton, une famille qui avait gagné en reconnaissance, au contact du roi James V et surtout en donnant sa fille ainée en pâture au roi, telle une pouliche de reproduction. Janet n’aimait pas sa sœur Elizabeth et pour cela, elle la plaignait. Quel déshonneur cela avait été pour elle de devoir s’offrir au roi et en plus de lui donner une fille. Si seulement, elle lui avait donné un garçon, elle en aurait peut-être tiré plus de profits. Janet était l’opposée de ses sœurs. Elizabeth était la belle, Grisel, la femme aimante et généreuse. Rien ne pouvait dire qu’elles étaient sœurs, si ce n’était leur nom.
A l’aube de son mariage, Janet se considérait, comme la femme la plus malchanceuse du monde. Après s’être débarrassé d’un premier mari, en le faisant chuter de cheval, voilà qu’on la remariait aussitôt à un imbécile, qui avait d’autres soucis avec des femmes. Quand elle avait vu cette gamine entrer dans la salle de réception, il n’y avait qu’une seule chose qui lui avait passé à l’esprit, c’était que son futur mari était tombé très bas. D’ailleurs, cette mascarade avait pris une nouvelle saveur, quand la gamine était entrée dans la salle et Janet savourait d’autant plus l’humiliation de son cher mari. La rouquine avait débuté un jeu pour encore plus enfoncer le clou dans la plaie de son cher et tendre et elle se rapprocha de lui pour lui demander, qui était donc cette jeune fille. En cet instant, elle jouait le rôle de la fiancée parfaite, ce qui en étonna plus d’un, mais pas son père, qui comprit rapidement son petit manège. Ce n’était pas Simon, dont le visage s’était décomposé, qui répondit, mais celle qu’il nommait comme étant la créature du Diable. Elle se présenta comme telle et quelques secondes plus tard, elle délaça son corset sous les yeux exorbités de tout le monde. Janet était intérieurement morte de rire et pour continuer sa comédie, elle posa son visage contre l’épaule de son fiancé.

« Mon Dieu Simon, mais qu’avez-vous fait ? » Dit-elle en faisant semblant de pleurnicher. Certains se rinçaient l’œil sur le corps de la jeune fille qui montrait ainsi qu’elle n’était pas lépreuse. Une femme osa même lui demander de se rhabiller. Janet était déjà à moitié hilare, les yeux pleurant, quand la jeune demoiselle lança un verre de vin à la figure de Simon.
Aussitôt Janet en profita pour se réfugier dans les bras de son père et elle se mit à crier de désespoir, pour mieux attirer l’attention de tout le monde. La fiancée voulait être entendue de tout le monde et surtout de sa belle-famille.
« Père, il faut que nous partions, vous ne pouvez pas me marier à un tel homme, regardez la honte qu’il porte sur lui, cela va entacher notre nom. » Elle fit à nouveau semblant de pleurer, mais au fond la peine n’était qu’amusement. Tout ceci était de bon augure et avec un peu de chance, son père allait annuler ses noces. Si cela se faisait, jamais Janet ne remercierait assez l’arrivée de la jeune fille le jour de ses fiançailles. Puis telle une grande dramaturge, Janet retourna auprès de son fiancé et en profita aussi pour lui jeter du vin à la figure, en plus de son récipient.
« Simon, pourquoi me faites-vous ça, moi qui vous aimez tellement et qui chérissais avec amour ce jour tant béni de Dieu. » Elle continuait toujours de pleurer et à un moment elle glissa un clin d’œil à l’encontre de la jeune fille. Elle s’affala sur son fauteuil de fiancée pour mieux y continuer à verser ses fausses larmes, sans prêter attention à Simon dans l’arcade était en train de saigner.

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MessageSujet: Re: " Les noces rebelles. " ► Sybille Parker  Jeu 30 Avr - 15:17
Les noces rebelles



- Quelle honte ! Mais rhabillez cette fille d'Eve enfin !

Jusque là, Sybille n'avait pas aperçu l’ecclésiastique qui venait ainsi de s'écrier après s'être vivement détourné et signé trois fois. Il s'agissait sans doute du prêtre rattaché au châtelain. Presque aussitôt un garde obéissant s'approcha de la jeune adolescente pour la couvrir de sa cape, mais d'un geste vif, elle fit tomber le vêtement à terre. Un de plus, un de moins ... Ce n'est pas ça qui ferait une grande différence !

- Ne me touchez pas vous ! Ou voulez-vous que je vous donne mon mal ?

Ainsi menacé et même si on voyait bien qu'elle n'était aucunement malade, le soldat recula et elle put s'adresser au prélat présent.

- Fille du diable, fille d'Eve ! J'aurai tout été ce soir, alors que pourtant il s'agit de la tenue que nous portons tous au Paradis et avec laquelle j'ai été reçue sur les fonds baptismaux. Bon il est vrai que j'aurai pu me revêtir d'une feuille de vigne , mais avec la nuit, je n'en ai guère trouvée ... déclara t-elle, ce qui fit rire les trois quart de l'assistance. Oh, que dis-je, mais en voilà une !

En effet, juste devant elle et face à Simon, il y avait une grappe de raisins à laquelle était encore accrochée une feuille de vigne. Une fois encore dans un élan de provocation, elle s'apprêtait à la prendre désirant aller jusqu'au bout de l'humiliation qu'elle infligeait à son ancien fiancé, mais son geste fut arrêté net. En effet, le châtelain venait de lui attraper violemment le bras.

- Ça en est assez ! PARTEZ IMMÉDIATEMENT ! s’exclama t-il.
« Mon Dieu Simon, mais qu’avez-vous fait ? »

La dinde à ses côtés pleurnichait, alors la belle Parker ne put contenir une moue dégoûtée. Si cette fille était aussi soumise dans son futur mariage, elle lui souhaitait bien du plaisir, car il était évident qu'elle souffrirait bientôt toutes les peines du monde avec un tel homme. En outre, fallait-il vraiment qu'elle soit pitoyable au point de se jeter dans les bras de son père ? Simon épousait-il une paysanne pour qu'elle soit aussi spontanée ? Car une noble n'aurait jamais agi de la sorte, ne leur apprenait-on pas à taire leurs sentiments et à rester digne en toute circonstance ... Étonnant donc et encore plus vexant s'il lui avait préféré une créature sortie du ruisseau, elle qui appartenait à la belle aristocratie ! Peut-être était-ce parce qu'elle était écossaise tandis que Sybille était anglaise, elle ne voyait pas d'autres explications.

« Père, il faut que nous partions, vous ne pouvez pas me marier à un tel homme, regardez la honte qu’il porte sur lui, cela va entacher notre nom. »

Au sourire moqueur que Sybille arborait sur ses lèvres depuis le début de cette confrontation, succéda un sourire triomphant ! C'est tout ce qu'elle désirait, que Simon perde tout : ses deux fiancées et sans doute l'espoir d'en trouver une nouvelle ! Il payait enfin le prix de l'avoir chassée ! Il ne restait plus qu'à espérer que le père de l'inconnue serait de cet avis. Ce dernier paraissait réfléchir malgré les larmes déchirantes de sa fille.

- Nous avons un accord Beaton ! lança Simon comme une bête acculée contre un mur
- Comme vous en aviez un avec ma famille, l'une des plus vieilles familles d'Angleterre que vous avez voulu traîner dans la boue en même temps que moi ! Pourquoi ce monsieur devrait-il honorer un accord quand vous, vous vous permettez d'en casser un autre avec la plus basse lâcheté ?!

Cette fois-ci, une gifle vola et Sybille se retrouva par terre au milieu de ses vêtements. Se relevant aussitôt, elle chassa les mèches de ses cheveux qui s'étaient retrouvées devant ses yeux et son regard en dit alors bien plus long sur la haine qu'elle portait à cet homme, qu'un seul mot.

« Simon, pourquoi me faites-vous ça, moi qui vous aimez tellement et qui chérissais avec amour ce jour tant béni de Dieu. » s'apitoya de nouveau la fiancée.

Et sur ce, le triste sire se fit de nouveau asperger de vin et son arcade sourcilière en fut même touchée. Ce geste que la rousse ponctua d'un clin d'oeil changea du tout au tout l'avis de Sybille sur la demoiselle. Sa première impression avait été juste, cette dernière jouait bien la comédie et faisait tout pour faire annuler ce mariage. Ce qui signifiait, qu' elle n'était en aucun cas servile. De plus, elle s'y prenait avec une grande intelligence pour parvenir à ses fins en se faisant très hypocrite. Aussi, la jeune Parker répondit par un autre clin d'oeil à l'inconnue. Elles se comprenaient déjà sans même s'adresser la parole, comme deux amies de toujours, alors qu'elles ne connaissaient pas même leurs noms.

- Sir, my lady, s'adressa t-elle alors à Janet et à son père, je n'ai plus rien à dire à cet énergumène. Si vous voulez en revanche de plus amples détails, je vous attends dehors ! L'air est devenu irrespirable ici !


Et attrapant ses habits au vol, elle sortit dans le froid glacial et remit sa robe de domestique. Quelqu'un allait-il venir lui parler ?
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MessageSujet: Re: " Les noces rebelles. " ► Sybille Parker  Jeu 7 Mai - 11:49

Les noces rebelles.



Année 1540.
Craigmillar Castle.


La fille était toujours nue au milieu de l’assemblée et Janet Beaton ne cessait de jubiler. L’annulation qu’elle attendait, depuis le début de ses fiançailles, allait peut-être arriver ce soir, alors qu’elle fêtait ce même évènement. La sombre créature en tenue d’Eve semblait être la main d’un dieu maléfique venu nuire au sire de ce château. Simon avait dû l’éconduire, pour épouser une femme, dont la famille écossaise ne cessait de grimper dans la société. Janet était une opportunité pour lui, une passerelle vers le pouvoir, un objet pour accroître son ambition, on ventre pour concrétiser son avenir. Janet Beaton ne voulait pas être qu’un simple objet. Elle était une femme d’action, qui refusait de se cantonner dans un rôle de poule pondeuse, bonne qu’à sourire. D’ailleurs, elle souriait très mal, ce qui la rendait limite laide. Cependant, en cet instant, Janet ne pouvait s’empêcher de sourire et même de rire intérieurement, face à l’humiliation que vivait son fiancé. Son propre père était lui aussi rouge de colère, surtout que Janet, à son bras, en rajoutait, le poussant à annuler, dès maintenant les fiançailles. Néanmoins, Janet connaissait son père, elle savait que même après un tel évènement, il serait peu enclin à annuler un mariage qu’il souhaitait depuis tant de temps. Janet était la fille qu’il avait le plus de mal à marier, en plus de Grisel, qui avait déshonoré la famille, mais au moins, il savait que la rousse pouvait être mariée. Janet faisait des difficultés et elle avait déjà fait fuir bon nombre de prétendants, elle avait fait la même comédie avec Simon, mais celui-là semblait résister.
La fille nue choquait de plus en plus l’assemblée. Janet comprenait son geste, après tout elle voulait montrer qu’elle n’était point lépreuse contrairement à ce que Simon avait affirmé pour mieux rompre les fiançailles. Cet homme était vraiment vil et son humiliation ne pourrait que lui faire du bien. Toujours aux côtés de son père, qui connaissait bien son jeu, Janet pleurnichait jouant le rôle de la fiancée déshonorée. Elle ajoutait un peu plus de ridicule à la scène et cela l’amusée encore plus. Alors qu’elle prononça son envie de rompre les fiançailles auprès de son père, Simon s’énerva auprès du patriarche Beaton, lui rappelant qu’un accord avait déjà été conclu.

« Mais père, vous ne pouvez pas me laisser auprès d’un tel homme, regardez comment il traite cette pauvre fille. » Pleurnicha la rousse, qui arrivait même à faire sortir des larmes de ses yeux. Son père hésita, mais le comportement de Simon lui enleva son doute, sa fille devait épouser cet homme, quoiqu’il en coûte.
Janet qui savait qu’elle avait perdu, joua une dernière fois, elle passa devant la ville que Simon avait mise à terre d’une gifle. Elle lança une dernière tirade et lui envoya du vin et une cruche dans la figure, avant de s’installer sur son fauteuil de fiancée, tout en pleurant. Au passage, la rousse avait envoyé un clin d’œil à la jeune fille, qui avait alors compris, qu’elle n’était pas qu’une mijaurée. L’éconduite adressa une dernière tirade à son ancien fiancé, tout en sous entendant à Janet, que si elle voulait lui parler, elle serait dehors. Elle ramassa ses vêtements et sortie nue de la salle, ce qui déclencha à nouveau le tumulte. Beaton père s’avança vers son futur gendre et l’attrapa par la chemise. On entoura Janet, mais celle-ci s’esquiva discrètement et elle sortit dehors, pour retrouver la jeune fille. Il faisait froid et avec sa robe de noble lady, Janet n’était pas du tout à l’aise et avait même le sentiment d’être ridicule. Elle chercha un peu la jeune fille et finit par la retrouver, cette fois-ci toute habillée.

« La robe vous va mieux, que la tenue d’Eve. » Elle fit un léger sourire, montrant que ce n’était qu’une simple plaisanterie de sa part. « Vous avez fait là un joli spectacle, j’ai même cru un moment que mon père allait annuler les fiançailles, mais je crois que je peux rêver pour qu’une telle situation arrive. » Ronchonna lady Beaton, tout en détaillant la jeune fille.

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MessageSujet: Re: " Les noces rebelles. " ► Sybille Parker  Mar 17 Nov - 15:38
Les noces rebelles



Une fois devant le château, Sybille passa par plusieurs sentiments. Ce rustre en plus d’être un menteur invétéré irait-il se plaindre dès le lendemain à son père ? Si c’était le cas, elle connaissait déjà sa réaction. Il la cloîtrerait dans ses appartements jusqu’à la fin de son existence, dont elle ferait tout pour s’échapper bien entendu. Néanmoins, Simon ayant été humilié plus que jamais cette nuit sans doute chercherait-il bien plus à faire le silence sur cet épisode. La belle brune ricana à l’imaginer payer grassement toutes ses hôtes afin qu’ils se taisent. Si seulement, il pouvait en ressortir ruiné, sa vengeance serait complète !

Tandis qu’elle attachait à nouveau ses cheveux, elle croisa le garde qu’elle avait tantôt menacé et persiffla tel un chat aux abois pour qu’il s’éloigne. Elle n’avait aucunement envie de voir un homme ce soir et surtout pas ceux à la solde de ce goujat.

- Petite peste vas ! lui lança-il avec mépris.
- Oui et lépreuse avec ça n’oubliez pas, répondit-elle en se moquant de lui, dites-moi, la fiancée de votre maître, qui est-ce ?

Oui elle voulait connaître son nom, cette jeune femme rousse l’avait intriguée par son comportement tantôt pleurnichard, tantôt compatissant à son sort. Quel jeu jouait-elle ?

- Qu’est ce que ça peut vous faire ?
- Parce qu’il faudra bien que je le sache quand je lui souhaiterai une bonne chance pour son mariage !
- Alors vous on peut dire que vous êtes culottée !
- Au sens propre je le suis depuis quelques minutes, s’amusa t-elle à préciser surtout en voyant son air choqué, au sens figuré je le suis depuis toujours. Alors son nom ?
- Janet Beaton et d’ailleurs elle est à quelques pas derrière vous.

La jeune Parker se retourna aussitôt pour lui faire face, la tête haute.

- Laissez-nous seules, ordonna t-elle à la sentinelle alors qu’elle n’avait aucun droit sur lui.
- Oh ça oui, j’ai vu assez de furies comme ça ce soir !

Lorsque l’autre fiancée fut à sa hauteur, elle se tut un instant pour la laisser parler … voire peut-être la gifler pour son scandale. Quelle réaction allait-elle avoir ?

« La robe vous va mieux, que la tenue d’Eve. »

Incroyable, l’inconnue plaisantait sur la situation et lui adressait même un sourire. Qui l’aurait cru ? Elle la surprenait de plus en plus !

« Vous avez fait là un joli spectacle, j’ai même cru un moment que mon père allait annuler les fiançailles, mais je crois que je peux rêver pour qu’une telle situation arrive. »

Ainsi, sa première impression avait été la bonne. Cette malheureuse fille avait tout autant envie qu’elle de convoler avec Simon.

- J’ai toujours eu l’art de me faire remarquer et même si je ne vous connais pas, je devine que vous aussi.

Elle la fixa quelques secondes comme Janet la détaillait elle-même.

- Je suis désolée que malgré tout ce qu’il vient d’apprendre au sujet de cet homme, votre père ne veuille rien savoir ! Armez-vous de courage, vous en aurez besoin pour le supporter ma chère, lui dit-elle en prenant sa main dans la sienne. Personne mieux que moi peut vous comprendre et je comprendrais que vous vouliez un jour ou l’autre vous sortir de cette situation. A ce moment là, sachez que vous pourrez compter sur moi. Je ne demande pas mieux que de lui faire mordre la poussière.

Elle lança un regard de haine en direction de la salle des banquets.

- N’hésitez pas à m’écrire en Angleterre à Lydiard Tregoze dans le Wiltshire, je ne me suis pas directement nommée tout l’heure mais je m’appelle Sybille Parker.

Ses yeux furent tout à coup éblouis par un rayon de soleil se levant au dessus du manoir. Elle devait rentrer avant que toute sa maisonnée ne se lève.

- Je dois partir. Au revoir Janet et peut-être à bientôt.


Fin pour Sybille


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MessageSujet: Re: " Les noces rebelles. " ► Sybille Parker  Sam 2 Jan - 14:50

Les noces rebelles.



Année 1540.
Craigmillar Castle.


Au cours de cette soirée, Janet Beaton était passée par plusieurs sentiments. Tout d’abord de la haine à l’égard de son fiancé, puisqu’il était de notoriété publique que la jeune femme ne voulait absolument pas se remarier. Puis, elle était passée à l’amusement quand elle avait vu cette jeune femme entrer dans la salle de réception et se mettre à nue. Son ancien fiancé avait reconduit une jeune femme pour pouvoir épouser une Beaton et celui-ci avait trouvé des moyens peu conventionnels pour la faire partir, il l’avait accusé d’être une lépreuse. La scène avait beaucoup amusé l’Ecossaise, qui ne s’était pas gênée pour mettre dans l’embarras son fiancé et ainsi ruiner sa réception. C’était certains, Simon lui ferait payé plus tard son humiliation, mais Janet s’en moquait, plus il lui pourrirait la vie, plus elle lui gâcherait la sienne. Dès le début, ce mariage s’annonçait comme étant un échec et Janet ferait tout pour que cela reste ainsi. Même si elle restait toujours fiancée à Simon, Janet pouvait dire qu’elle avait passé une bonne soirée et malgré la rencontre surprenante, elle avait le sentiment que la jeune femme qui avait fait un tel scandale deviendrait rapidement une bonne amie.

« Me remarquer et également ne pas être ce que je devrais être. Mon père s’est fait de nombreux cheveux blancs par ma faute. » Elle se mit à rire, se souvenant de la fois où elle était arrivée pleine de boue, alors que son père recevait le roi James V dans sa demeure. Son père n’avait eu qu’une envie, l’écorcher vive sur place. Heureusement, le roi avait été très amusé par son comportement et son tempérament, que sa tenue passa aux yeux de tous.
« Je ferai en sorte de lui gâcher son existence. Je pense être assez forte pour cela. Je parviendrai bien un jour à le faire divorcer de moi, quand il verra que je ne lui rapporte rien. Il espère pouvoir profiter des Beaton, mais Simon n’aura rien, à part le malheur. » La jeune rousse ricana, imaginant bien ce qu’elle pourrait faire à son fiancé. Pour commencer, elle avait bien l’intention de le tromper avec le plus d’hommes possible, d’en faire la risée de l’Ecosse et de la cour. C’était déjà un bon début et si elle devait se débarrasser de lui, comme de son précédent mari, elle m’hésiterait pas une seconde. « Sortir de cette situation, ne vous inquiétez pas, je sais comment faire, mon précédent mari s’en souvient encore. » La rousse fit un grand sourire, avouant son premier crime, mais elle savait qu’avec cette femme, elle ne risquerait rien. Et si elle voulait la dénoncer, qui irait la croire ?
L’inconnue ne le fut plus longtemps, puisqu’elle l’encouragea à lui écrire en Angleterre. Janet détestait les Anglais, mais elle pouvait bien avouer que celle-ci était sympathique et avait un tempérament d’Ecossaise. Après lui avoir donné son lieu de vie, elle se présenta comme étant Sybille Parker, un nom qui ne disait rien à Janet. Après cela, la jeune femme partie, saluant une dernier fois Janet.
« Si vous avez besoin, revenez en Ecosse quand vous voulez. En dehors de Simon, les Ecossais sont tous très accueillant. » Elle se détourna alors et rejoignit la salle de banquet pour retrouver son très cher fiancé.

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