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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Dim 10 Mai - 20:14


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


9 février 1555 « L’hérésie sera condamnée par le feu. Que la mort puisse purger vos péchés. » Ils n’avaient maintenant plus le choix, ils n’avaient plus qu’à attendre le jour de leur condamnation, le jour où les flammes les tueraient.

Pour la reine, les exactions des protestants n’avaient que trop durées. Elle voulait frapper et sous les conseils de ses proches, elle devait condamner des hommes forts, de cette fois trop dérangeante à ses yeux. Son père avait embrasé le pays, pour l’hérésie, elle, elle serait connue pour avoir rétabli l’ordre en Angleterre. De sa funeste plume, elle signa donc quatre condamnations à mort.

Quelques jours plus tard, un matin, des hommes commencent à dresser un buché, la petite estrade de planche est installée, avec son échelle qui conduira au poteau le condamné. Les fagots qui alimenteront le buché sont disposés. Il était onze heures quand le buché fut prêt. Peu de temps après, les premiers spectateurs arrivèrent, prenant place aux premières loges, pour assister à cet évènement. Certains visages étaient fermés, d’autres réjouies, ou encore curieux. Une chose est certaine, après ce moment, la face de l’Angleterre ne sera plus jamais la même.

Information sur le jeu : En ce 4 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son troisième martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce premier tour, vous arrivez sur la place et vous rencontrez les personnes autour de vous. Veillez à ce que personne ne soit mise de côté. Ce premier tour durera jusqu'au 24 mai.
Ce groupe sera composé de : William Cavendish, Katherine Grey, Sybille Parker, Matthew Stuart, Opal Grant, Gomez Suarez, Elena d’Altafuente.




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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Dim 10 Mai - 20:59
Que les hérétiques reçoivent le feu salvateur
M
atthew s'était levé tôt ce jour là. C'était un jour important, un jour de victoire pour la Sainte Eglise de Rome, pour l'Angleterre, pour Matthew lui même. Enfin après tant d'années d'hérésie la reine sévissait. Enfin les hérétiques allaient être brulés. Brûlés vif afin que leur âme soit envoyée directement en Enfer. Tout cela était minutieusement protocolaire. Matthew avait une place de choix de part son importance dans le Catholicisme anglais. Matthew était quelqu'un de très croyant et qui savait que le seul moyen de retourner définitivement au catholicisme était de brûler ceux qui n'était pas dans la vraie religion. Pour le coup il s'était vêtu en grande pompe. En militaire. Son plastron doré brillait et sa cape blanche flottait derrière lui.

Il espérait qu'Elena serait là. Rien que de la voir mettait en joie le cœur de Matthew. Finalement même si il jouait un rôle prépondérant Matthew se fichait des cris de douleurs des victimes. Ils n'avaient pas d'âme ce n'était que des hérétiques. Tout comme Joane, même si il la protégeait Matthew savait très bien que son âme finirait en enfer. Elle était fort séduisante, elle portait son enfant, il l'aimait. Mais toutefois il s'imposait une certaine distance émotionnelle par rapport à elle. Si il devait choisir entre elle et sa foi son choix serait vite fait. Et puis ce n'était qu'une femme de basse naissance. Elena en dépit de sa haine des espagnols était différente, électrisante. Ils s'amusaient tout les deux à un petit jeu de séduction qui divertissais le Stuart.

Le Comte de Lennox enjamba son cheval et se dirigea vers la place où l'exécution devait avoir lieu avec sa garde personnelle. La rose blanche des Stuart flottaient haute dans le ciel de Londres ce jour là et quelques hommes ouvraient la voie en écartant violemment la maigre populace anglaise. Ils semblaient plus ou moins impressionnés par la puissance se dégageant de la petite troupe. Les enfants admiratifs, les protestants effrayés et les vieillards blasés par tant de démonstration. Matthew arriva rapidement et regarda pendant quelques secondes la vaste structure en bois qui allait être le Mont des Oliviers de ces protestants. Déja la populace arrivait et s'installait devant. Matthew descendit de cheval pataugeant dans la boue nauséabonde sans s'en soucier et s'installa de l'autre coté , face au peuple.
electric bird.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Lun 11 Mai - 14:44
Quand l'Angleterre s'embrase
Event n°13
Les rumeurs allaient bon train dans la taverne de miss Grant, plusieurs poivrot avaient lancer la discussion sur le bucher de la place qui c'était construit. Opal écoutait silencieusement, elle n'avait pas tellement d'avis sur la question, mais si tout cela était vrai, la reine allait perdre beaucoup. Certes, elle allait rendre sa parole plus crédible mais, elle allait installer un moment de terreur pour les protestants. Peut être que dans le fond c'est ce qu'elle voulait mais, finalement est ce qu'elle serait encore suffisamment crédible face au peuple ?

Les badauds quittaient les uns après les autres la taverne de mademoiselle Grant. Bien entendu il n'y avait rien d'exceptionnelle, la populace voulait voir ça de plus prêt. Il voulait montrer à tous, qu'ils n'avaient rien à ce reprocher et quoi de mieux qu'une exécution de protestants pour montrer sa foi au Catholicisme ? Une fois sa taverne vidée, Opal décida de suivre le mouvement comme tout le monde. Elle qui n'avait aucun courant religieux depuis la mort de son mari, elle devait jouer le jeu et si pour cela, il fallait regarder des hommes brulé alors soit.

Opal ferma rapidement sa taverne et suivi le mouvement, elle se regroupa avec les autres habitants et prit la direction de la place. Lorsqu'elle arriva à la hauteur de la place, un monde fou était déjà présent sur les lieux. Opal ce glissa pas trop prêt du bucher mais, pas trop loin non plus. Elle était suffisamment proche pour ne rien loupé de ce qui allait suivre. La boule au ventre, mademoiselle Grant resserra son châle en laine autour de ses épaules, attendant que l'heure sonne pour les pauvres personnes. Opal remarqua alors un seigneur, il était face à la population, le regard fermé et froid. Il semblait heureux de pouvoir assister à ce spectacle, comment les êtres humains pouvaient être aussi cruelle l'un envers l'autre ?

C'était le genre de chose qui échappait à Opal mais, elle gardait cette pensée pour elle ne voulant pas finir sur le bucher. Des gens de tous horizon arrivés sur la place et plusieurs nobles venaient montrer leurs visage. Pourquoi ? Peut être tout simplement pour montrer à la reine qu'ils étaient tout a fait d'accord avec sa politique ? Ou alors simplement pour montrer leurs richesses ? Opal sortie de son questionnement lorsqu'une voix se fit entendre...
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La mélancolie s'appelle Andalousie
♕ Métier : Duchesse de Malaga y del Infantido et Dame de compagnie de la reine Mary Tudor ♕ Age : 29 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Indi, Poison, M-J, castamere rains ♕ Mon nombre de messages est : 419 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 30 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 19/04/2015 ♕ Mon pseudo web est : Elynore ♕ Mes autres visages : Rosalie Woodley || Margaret Douglas

MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mar 12 Mai - 17:47

Quand l'Angleterre s'embrase



C'était l'heure. Elena se leva de sa chaise, rangea sa plume et son encre. Elle jeta un œil distrait à sa lettre puis la plia et la laissa là sur son bureau. Elle passa un petit mouchoir sur ses yeux humides et réajusta sa robe noir. Non elle ne ferai pas étalage de sa richesse alors que des hommes allaient mourir sous ses yeux. Elle avait été élevée ainsi. Même si il assagissement d'hérétique selon la reine, ils étaient tout de même doté de conscience et d'âme qui irait rejoindre Lucifer en enfer. Elle attrapa son chapeau noir et le posa soigneusement sur sa tête. Elle laissa ses longs cheveux faire des boucles sur ses épaules et son dos. Puis elle sortit enfin de ses appartements. Une servante l’attendait là, dans le couloir et s'inclina lorsque la jeune Espagnole franchit le seuil de la porte. Accompagnée, Elena traversa les couloirs et se dirigea vers l'extérieur. Laissant derrière elle les portes du château, elle monta dans une chaise à porteur qui l’emmena sur la place publique.

Là, ses yeux virent l'horreur qui allait se jouer sous ses yeux. Des fagots, un escalier qui mène au poteau. Le cœur de la jeune femme se serra un peu plus dans sa poitrine. « Mon Dieu veuillez pardonner ces folies » dit-elle à voix basse alors qu'elle passait à côté d'une femme qui venait de resserrer sur elle sa cape en laine. Il y avait beaucoup de monde. La foule du peuple de Londres était là, amassée devant elle. Elle, elle devait aller en face comme tout ceux de son rang. Elle rejoignit des nobles et se demanda si elle allait retrouver des visages connus. Et puis ses prunelles furent attirées par une allure plus que familière, presque intime désormais. Elena se faufila dans la masse et arriva à sa hauteur. Là, elle s'approcha de l'homme, lui effleura la main et lui murmura à l'oreille.

« Je vous trouve donc ici Matthew Stuart. »

Sa voix était suave et chantante. Elle lui sourit dans une petite révérence et se plaça à ses côtés.


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L'Espagne:
 

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 13 Mai - 17:50
Quand j'ouvris les yeux, en ce matin de février, il me sembla qu'il faisait bien froid.

Mary dormait encore, roulée en boule à ma droite. Sa respiration lente, à la fois sifflante et profonde, suffisait à indiquer combien son sommeil était profond. Tant mieux, le sommeil était salvateur. Dors, ma petite soeur, dors et reste loin de ce monde affreux. Doucement, je dégageais d'une main les mèches brunes collées à ses tempes et j'embrassais son front pâle. Elle eut un grognement sourd, enroula ses bras autour de ses genoux, et reprit le cours de son rêve. J'eus un sourire et m'extirpais, dans le plus total des silences, de mes draps. Les rideaux tirés laissaient filtrer une pâle lumière d'hiver, et je n'eus aucun mal à m'accoutumer à la semi-pénombre de la pièce. A pas de loups, je rejoignis le petit cabinet installé au fond de la pièce et accomplis la toilette élémentaire, avant d'enfiler mes jupons, de nouer mon corsage et de passer la robe de lainage gris clair prévue déjà la veille. Parce-que je n'étais pas à une contradiction près, il m'avait fallu attendre d'être sous surveillance des gardes et des hommes de la Reine pour faire preuve d'un minimum d'indépendance. Aujourd'hui, des actes aussi anodins que m'habiller seule devenaient ma seule source de résistance. Mary Tudor peut faucher les vies comme le vent du nord fauche les blés, elle ne me prendra jamais cela. Je rassemblais mes cheveux en chignon à l'arrière de mon crâne. Nul bijou, nulle fantaisie n'ornerait ma mise aujourd'hui. L'heure ne s'y prêtait pas. Toujours sans faire de bruit, j'enfilais mes chaussures, j'attrapais mon manteau couleur prune, un livre et bientôt, sortais de ces appartements qui nous avaient été octroyés, à ma soeur et moi. Dans lesquels nous étions prisonnières, comme des oiseaux sauvages dans des cages dorées. Quoique, je serais volontiers l'oiseau, mais Mary tient davantage du petit loup ! Avec satisfaction, je constatais qu'en cette petite heure du jour, les couloirs de Whitehall étaient déserts. Tant mieux : l'heure où j'affronterais la foule arriverais bien assez tôt.

Je passais le temps me séparant de ladite heure dans l'un des endroits que je préférais à Whitehall : la roseraie. Les jardins m'avaient parus beaux dès mon arrivée, mais ils n'étaient rien pour moi comparés à la campagne du Suffolk, et ceux de Penshurt Place étaient nettement plus élégants, n'en déplaise à la Reine. La roseraie, en revanche, m'avait toujours semblé magnifique, peut-être parce-que je n'en avais jamais vu avant celle-ci. Même en hiver, où aucune fleur n'était visible et où seules les feuilles paraient les branches épineuses, j'adorais cet endroit. Le vert scintillant des végétaux était comme un pied-de-nez au temps qui faisait grise mine, au froid mordant qui sévissait à l'extérieur, et à cette sensation glacée qui étreignait mon coeur depuis que j'avais ouvert les yeux. Plusieurs heures durant, j'arpentais ces lieux, vides de monde puisque nul ne s'intéressait aux roses, en hiver. Dissimulée au milieu des arbres, j'entrepris, non sans peine, de déchiffrer quelques pages du roman de chevalierie médiévale, offert par feu mon père à ma soeur Mary. Tristant et Iseult. Mary l'avait lu à voix haute pour moi, des années plus tôt, à l'époque où je vivais encore dans le Suffolk et ou le monde me semblait pur et parfait ; j'avais tant aimé l'histoire qu'à présent, je tentais de déchiffrer par moi-même ces mystérieux caractères à l'encre qui demeuraient hermétiques à mon esprit. Et lorsque les cloches sonnèrent la onzième heure de la matinée, j'eus un soupir. Dix pages, voilà tout ce que j'avais été capable de comprendre. Dix pages, et déjà je devais partir, affronter l'extérieur, son peuple, ses atrocités. Un instant, je me demandais s'il ne valait pas mieux pour moi que je reste à l'abri entre les rosiers sans fleurs, avec mon livre. Assez ! me sermonnais-je, tu as passé suffisamment de temps à l'abri !

Le glas avait retenti, le temps était venu.

Je sortis de ma cachette et traversait le Palais en sens inverse. Déjà, les couloirs étaient chargés de passants. Le contraste avec les lieux vides quelques heures plus tôt était saisissant. Néanmoins, je continuais ma route, évitant soigneusement les coins que ma mère ou ma soeur pouvaient fréquenter. Je n'avais aucune envie de croiser la première, et si je croisais la seconde, il suffirait que nos regards se croisent pour que mes résolutions vacillent. Je n'avais pas l'âme d'une combattante, contrairement à elle. Finalement, je parvins à sortir de Whitehall par les portes principales, escortée par un garde spécialement mandé par la souveraine. Un des sbires à sa solde, n'attendant de moi qu'un faux pas pour me mettre aux fers... J'eus pour lui un charmant sourire, le remerciais d'avance pour avoir accepté d'assurer ma sécurité ce matin. Et je me mis en route, à pied, le garde non loin. Il ne neigeait pas, mais le froid était mordant. Je rabattis ma capuche sur ma tête et continuais ma marche, espérant secrètement que quelqu'un de connu et d'apprécié serait présent aussi. Mary Sidney ? Frances ? Antanasya et William ? Rosemary ? Sybille ? Les visages de tous ceux qui m'étaient chers dans cette ville défilèrent dans mes pensées. Je m'étais mise au défi d'affronter la dure réalité du monde en face, mais je n'étais pas certaine d'en être encore capable toute seule. J'avais vu mon père et ma soeur, son beau-père et son mari, se faire trancher la tête sous mes yeux. Mais je ne m'étais pas habituée à voir des vies s'éteindre sous mes yeux. Sans doute ne m'y habituerais-je jamais. Toujours sous escorte, je finis par rejoindre la place où aurait lieu l'exécution, et à la vue du bûcher, je me sentis pâlir. "Nous pouvons retourner au palais si vous le souhaitez, my Lady." Déglutissant, je mis quelques instants à détacher mes prunelles de la funeste estrade, et inspirais à fond, avant de me composer un visage d'apparence serein et orné d'un petit sourire. "C'est fort aimable de votre part, mais je compte bien rester jusqu'au bout. Ce ne sont là que des hérétiques, après tout." Me retournant, je rejoignis les places attribuées aux nobles. Tout ceci me semblait être la plus infâme, la plus morbide des mascarades. Les pires des mensonges, aussi, au vu des paroles que j'avais adressées au garde. Seigneur, entendez-moi, ne prenez pas ce que j'ai dit pour argent comptant. Veillez sur eux, Seigneur, eux ont le courage que je ne puis avoir, celui d'affirmer haut et fort leur foi. Je me plaçais de façon à faire face au condamné. Verrait-il dans mes yeux combien je le soutenais ?

Mon coeur protestant battait la chamade. Non loin de moi se tenaient deux nobles gens que j'avais eu l'occasion de croiser à la Cour, Matthew Stuart, Comte de Lennox, et une espagnole, dame d'honneur de Mary Ière. Catholiques l'un et l'autre. Pitié, que quelqu'un vienne, je crois que jamais je n'ai autant eu besoin d'un ami...
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Jeu 14 Mai - 18:35
William Cavendish ↛ Quand l'Angleterre s'embrase.



1555, une nouvelle année de malheur s'annonçait pour nous. J'avais le sentiment que la Reine Mary allait continuer à nous martyriser encore longtemps, et je craignais de plus en plus pour ma famille. Cela faisait bien trop longtemps que je ne cesse de paraître comme le bon catholique à la Cour. Je me demandais quand est-ce que tout cela allait cesser. La Reine avait toujours cette folle paranoïa de l'hérésie, et c'était vraiment insupportable. Dès lors, je ne voulais plus rester planter là, à lui faire des beaux yeux. Je ne cessais de prier pour que ma famille reste en vie, ainsi que mes amis, tout en espérant que Dieu nous entendra. Cette situation durait pendant trop longtemps, et il fallait que ça change. Je ne voulais surtout pas en arriver à fuir, pas pour l'avenir de nos enfants. On était à un moment où on pensait qu'aucun retour n'était possible, tout le monde espérait voir la princesse Elizabeth enfin sur le trône. C'était notre propre dessein, car oui rien ne dure éternellement. J'espérais un jour voir notre belle Angleterre sous la lumière sans ses murs ensanglantés. Peut-être qu'un jour nos voeux s'exauceront. Mais pour l'instant le feu a trouver foyer en Angleterre. Ce n'est que le début, tout va commencer, et s'intensifier. J'entends déjà le crépitement au loin, malgré le froid glacial qui régnait sur Londres.

Me voilà donc dans la capitale encore une fois. J'étais arrivé la veille avec ma femme est mes enfants. Il y avait ces moments où l'on était obligé de se déplacer pour éviter tout soupçon sur notre famille. Quand on est marqué comme hérétiques, on peut déjà sentir le brûler ou une cicatrice en or sur le cou. Mais un jour, tout va se terminer. Ce jour-là des condamnations à morts étaient au rendez-vous. Encore une fois. Elle voulait du spectacle apparemment. Bientôt le rideau se fermera sous ses yeux sans qu'elle puisse dire un mot. Je regardais les étoiles, mais cette fois-ci d'une façon différente. J'étais déterminé à pouvoir changer les choses sans être suspecté. Je me trouvais donc dans les rues de Londres, vers la place de la ville qui semblait déjà bondée de monde. Un bucher était prêt, c'était bientôt l'heure d'assister au massacre. Qui allait-elle bruler jusqu'à la mort ? Je n'allais que bientôt le savoir. Je me frayais donc un chemin, jusqu'à ce que je trouve la jeune Katherine au loin, avec son escorte. Au moins, elle n'était pas réellement en danger et quelque part ça me rassurait. Je me dirigeait donc vers les places où s'asseyaient les nobles, et vint me mettre à côté de Katherine. "Bonjour Lady Katherine. Vous portez-vous bien ?" lui lançais-je avec un sourire malgré l'évènement funeste qui allait se produire sous nos yeux dans peu de temps.


©clever love.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 20 Mai - 16:37
Quand l'Angleterre s'embrase



C'est drapée de noir que Sybille s'approchait de cette maudite place, presque titubante comme un ivrogne. Elle était en deuil. Oui déjà, avant même que l'heure du supplice n'ait encore sonné ! La jeune fille n'ignorait pas que l'on aurait pu lui reprocher cette teinte d'habits voilà pourquoi elle portait également une croix imposante autour du cou ainsi qu'une bible sous le bras. Ce jeu d'excellente catholique était si dur à tenir à l'accoutumée. Aujourd'hui, il serait insupportable, étouffant ! Seul le fait que ses frères condamnés saurait lire en son cœur qu'elle ne les trahissait en aucun cas, était un baume sur cette plaie béante voire même cette terreur qui lui étreignait les entrailles.

Car oui, il existe toujours un moment dans une existence où la peur vous submerge et le fait d'être parfois diabolique, d'avoir le plus grand sang froid n'y change alors rien ! Par conséquent en plus de cette démarche étrange, la jeune Parker affichait un visage d'une pâleur mortelle ... Une fébrilité , qui lui causa un haut le cœur et la fit vomir dans un caniveau à peine vit-elle le bûcher dressé ! Quelques paysans s'inquiétèrent de son état, on crut d'ailleurs qu'elle attendait un enfant.

- Ma bonne dame, dans votre état, c'est pas un spectacle pour vous !
- Je me dois de prier pour toutes ces brebis égarées, peut-être que notre Seigneur saura arracher de leur sein leur foi impie.

Et sur ce Sybille se vida de plus belle ! Quels mots … A cet instant, la tête appuyée contre le mur de la maison qui faisait angle à la place, elle se méprisait, la honte d'elle-même lui faisait monter le rouge aux joues. Son culot était connu de beaucoup, elle reculait devant peu de choses. Les limites ? Très peu pour elle ! Si cela n'avait tenu qu'à elle, la belle se serait dénoncée fièrement. Mais un tel aveu aurait mis bien d'autres gens de la cause en péril, alors que faire si ce n'est jouer une telle mascarade ? L'action devait être souterraine, il n'y avait pas le choix ! Et en attendant, il leur faudrait souffrir, subir ce spectacle …

Respirant à plein poumons pour reprendre son souffle jusque là coupé, Sybille bifurqua enfin et parvint sur place. Bien des badauds étaient déjà présents. Ecœurant ! La populace se réjouissait décidément des plus basses choses … Pourtant le pire pour Sybille fut de voir un adolescent à peine sorti de l'enfance présent, elle s'apprêtait à lancer à sa mère le fond de sa pensée mais la vue de Katherine Grey l'arrêta net. Sa chère amie se trouvait donc ici, celle avec laquelle elle jouait une autre comédie, celle de la haine de façade ! Son âme devait bien saigner en ce jour ! Elle voulait, elle se devait de la réconforter, alors elle se fraya un chemin parmi toute cette foule pour gagner les devants de l'estrade.

Malheureusement William Cavendish parlait déjà à Katherine , comment pourrait-elle alors dire à son amie un mot aimable ? Là aussi, elle se devait de rester crédible. A feindre la haine, on ne doit pas mâcher ses mots. Néanmoins, Sybille se doutait qu'en s'apercevant l'une l'autre, qu'importait ce qui sortirait de leur bouche, leur regard serait en communion et c'est tout ce qui comptait.

- Sans doute aussi bien qu'un jour d'exécution, attaqua t-elle d'un ton méchant en répondant à la place de la jeune fille, quoi qu’après en avoir assisté à une autre il y a si peu de temps, madame doit être une habituée …

Ses yeux se plantant aussitôt dans les siens, la supplièrent de lui accorder le pardon pour cette phrase si cruelle lui rappelant le sort de sa soeur Jane.

- Permettez que je prenne place à vos côtés, monseigneur, my lady. Je ne voudrais manquer aucune miette de cette justice si … remarquablement expéditive !

Ses propos pouvaient être pris ironiquement ou bien fanatiquement. Dans les deux cas, ça lui convenait ! L'acte I allait débuter et il fallait rassembler tout son courage et toutes ses autres armes morales ! Mais Dieu, c'était décidément la journée des supplices …



Dernière édition par Sybille Parker le Mar 9 Juin - 14:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Jeu 21 Mai - 15:36
    L'hiver était à présent là, et je me rendais compte que je ne l'aimais toujours pas comme s'il ne collait pas à ma peau, comme si le froid n'était pas quelques choses que j'appréciais. Il faut dire qu'Espagne, le soleil est plus présent, qu'il est plus chaud. Pourtant, j'ai combattu dans de nombreux pays, et la chaleur n'a pas toujours été au rendez-vous. Mais je ne suis pas du genre à me plaindre, au contraire, je déteste les personnes qui le font. Notre situation n'est peut être jamais la situation idéale, celle que nous aimerions, mais elle n'est que rarement la pire, du moins, je parle pour moi et les nombreuses personnes que je connais évidemment. J'étais en Angleterre depuis une année à présent, le temps passe vite, je m'en rends compte pourtant, je sentais clairement que le vent était en train de tourner d'une mauvaise façon. Si les événements du lac gelé étaient une petite parenthèse malheureusement pour certaines personnes, l'annonce d'un bébé royal avait ravit beaucoup de monde. Pourtant, rien ne semblait aussi simple. En effet, la reine avait décidé de faire la chasse aux protestants et quoi de mieux que de faire quelques martyrs pour l'exemple, n'est ce pas ? Oui, cela semblait être une bonne chose pour calmer les ardeurs de ces derniers même si pour moi la liberté de religion aurait pu être quelques choses de bien pour tous, pour éviter les tensions, mais c'est une douce utopie, je le sais bien. La religion est un prétexte pour que nous puissions nous taper dessus, pour que nous puissions avoir des ennemis communs afin de livrer des batailles et de gagner des guerres. Je connaissais bien le système puisque je suis un soldat même si je n'ai pour ainsi dire pas vraiment combattu depuis quelques temps sur un champs de bataille. Mais je faisais en sorte de ne pas perdre mes habitudes en m'entraînant chaque jour, au cas où justement, il faudrait faire front à un ennemi. Serais-ce l'Angleterre ? Je ne le savais pas, je ne l'espérais pas car j'avais été bien accueilli dans l'ensemble, cela me ferrait du mal de devoir tuer des amis mais peut être y serais-je obligé, je ne savais pas trop. En tout cas, en cette matinée de février, nous étions convié à assister à une exécution. Cela n'était pas un spectacle qui me plaisait malheureusement. Ce n'était jamais agréable de voir souffrir une personne même si celle-ci l'avait mérité. Dans le cas présent, je n'étais pas certains que la personne le méritait mais parfois, nous ne pouvons pas lutter contre l'injustice malheureusement et aujourd'hui, il semblait y en avoir une. Mais qui étais-je dans ce pays pour rétorquer quelques choses ? Si jamais je le faisais, je pourrais me retrouver bien vite sur un bûcher de la sorte et je n'avais pas envie que cela arrive, croyez moi. Il y avait déjà du monde autour, je cherchais alors une tête connue, c'est alors que mes yeux se portèrent sur une de mes compatriotes : Elena D'Altafuente. Elle semblait être aux côtés d'un homme que j'avais déjà aperçu mais je ne saurais dire son nom. Je décidais donc de m'approcher de mon amie.

    " Lady d'Altafuente. Messire. "

    Je n'en disais pas plus, je n'en voyais pas l'intérêt. Je ne savais pas si elle le connaissait vraiment, ou s'il était une vague connaissance d'Elena mais cela m'était bien égal. Le spectacle était sur le point de commencer de toute façon, un homme soit disant hérétique allait mourir, pauvre de lui, que Dieu lui pardonne.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Dim 24 Mai - 22:30


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


9 février 1555 ♣ Petit à petit, la place commença à se remplir, de visages de tout type. Nobles, simples membres du peuple, étrangers, ils étaient de nombreux curieux à vouloir assister à cette exécution, cette mise à mort violente, qui était la conclusion des actes commis par les protestants. Matthew Stuart, dans ses plus beaux atours arriva dans les premiers, prenant la meilleure place pour assister à la mort de l’hérétique. L’homme fut bientôt rejoint par la belle espagnole Elena d’Altafuente, avec qui il engagea la conversation. Gomez Suarez qui était aussi espagnol rejoignit sa compatriote et la salua. Non loin d’eux, la jeune Katherine Grey semblait perdue et n’attendait qu’une chose qu’une personne vienne à sa rencontre, pour l’aider à passer ce mauvais moment. Ce fut William Cavendish, protestant, qui vint à la rencontre, espérons que cette présence rassure un peu plus la jolie blonde. Sybille Parker, une femme protestante à la langue bien pendue, les rejoignit ne manquant pas de juger la justice anglaise. Opal Grant représentait de son côté le peuple, elle était venue seule à cet évènement. Il se pourrait bien que son chemin croise celui d’autres personnes.

Il était 11h45, quand la charrette avec le prisonnier arriva, devancée par un évêque, les bourreaux et de hauts dignitaires de la cour, dont les représentants des souverains catholiques du pays. On entendit les premières huées à la vue de l’hérétique et certains membres du peuple se prêtèrent même au jeu du lancer de légume, contre la cage. L’homme qui allait périr aujourd’hui était John Hooper, évêque de Gloucester et de Worcester, sous le règne précédent, connu par de nombreux protestants. La charrette s’arrêta au pied de l’estrade et on descendit l’homme enchaîné pour lui faire gravir les marches. Les pieds nus, il était vêtu d’une longue chemise blanche, sale, faite dans un tissu grossier. L’homme paya le principal bourreau, le pardonnant pour son pêché et il se laissa attacher au poteau, où on le laissa seul. L’évêque s’avança à son tour et fit face à l’homme :

« John Hooper, il est grand temps d’absoudre vos pêchés. Allez-vous le faire avant de finir dans les flammes de l’Enfer ? »

Tous attendirent la réponse, de l’homme, qui pour le moment se taisait.

Information sur le jeu : En ce 4 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son troisième martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce deuxième tour, vous continuez à rencontrer des personnes que vous connaissez ou non et vous assistez à l'arrivée du condamné. Veillez à ce que personne ne soit mise de côté. Ce deuxième tour durera jusqu'au 7 juin.
Ce groupe sera composé de : William Cavendish, Katherine Grey, Sybille Parker, Matthew Stuart, Opal Grant, Gomez Suarez, Elena d’Altafuente.




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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 27 Mai - 13:00
Que les hérétiques reçoivent le feu salvateur
M
atthew était concentré sur le bûcher. Regardant le tas de bois qui bientôt s'embraserais. Déja la population s'était massée sur la place et elle empestait la crasse. Pourtant Matthew Stuart se trouvait là. Le regard fier et haut. Il était de son devoir d'assister à cette exécution. En tant que Catholique aussi. Ils auraient du commencer à purger Londres il y a bien longtemps. Mais la Reine était laxiste même si elle semblait prendre un peu du poil de la bête. Peut être que se Habsbourg n'était pas si inutile que ça. Matthew avait les cheveux qui volait au vent frais de cette matinée. Déja le soleil semblait réchauffer son dos à travers sa cuirasse. La seule chose qui fit tourner la tête fut Lady d'Altafuente. Son Elena. Il lui décrocha un franc sourire:

"Elena, je ne vous savais pas amatrice de ce genre de spectacle, mais vous voir ici, illumine ma journée"

Il sentit alors sa main qui se frottait doucement à la sienne. Matthew serra rapidement la main d'Elena avant de relâcher la pression. Il la regarda: Elle était toute vêtue de noir alors que lui était dans son armure. Il décrocha sa cape dorée et la lui posa soigneusement sur ses épaules:

'Je ne voudrais que vous attrapiez froid Elena, je serais le premier déçu si vous deviez porter plus de tissus sur vous."

Matthew éclata de rire et bientôt ils furent rejoint par un espagnol. Matthew n'aimait pas les espagnols et les imaginait comme des êtres venus envahir sa Grande Bretagne. Il enleva son gant droit et donna une poignée de main ferme à l'homme.

"Je suis Matthew Stuart, Comte de Lennox, ravi de vous rencontrer"

C'était fou ce que voulait dire une poignée de main. Une pression trop faible laissais montrer une faiblesse tandis qu'une poignée de main trop ferme montrait le peu de bien que l'on pensait de la personne. Matthew l'avait serré suffisamment fort pour lui montrer qui était le chef mais toutefois sans être trop fort pour ne pas qu'il se prenne pour son ennemi. Il reporta son regard sur Elena et il lui sourit. Il n'y avait pratiquement qu'a elle qu'il souriait d'une façon aussi franche et inattendue. Il balaya la foule du regard et remarqua une femme qui semblait perdue et un peu mal à l'aise de se trouver ici. Il prit un air sérieux et fit un signe à Elena et Gomez lui disant qu'il revenait. Il fendit la foule qui s'écarta rapidement et se retrouva bientôt aux cotés d'Opal:

"Ma dame, vous allez bien ? Vous me semblez un peu déstabilisée, pourquoi ne viendriez vous pas avec nous ? Mais que suis je sot, j'en oubliais de me présenter: Matthew Stuart, Comte de Lennox"

Il lui sourit: il fallait qu'elle vienne avec eux, Matthew n'aimait pas laisser les gens seuls comme cela. Et pour une fois il n'y voyait aucun interêt personnel.
electric bird.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Ven 29 Mai - 10:13
Quand l'Angleterre s'embrase
Event n°13
Un flot de personne était arrivé et certains de la foule poussés pour atteindre une meilleure place et voir le spectacle de plus prêt. Opal fit une petite moue de dégout, elle ne comprenait pas comment les gens pouvaient se réjouir de ce spectacle mais, c'était ainsi qu'allait la vie. La jeune femme trouva un appuie contre un pilier en bois, le froid était tellement intense que les mains de la tavernière s'engourdissait. Opal les glissa sous son châle et le referma sur ses épaules, la jeune femme comprit alors pourquoi les gens voulait être ci proche, le feu certes c'était un moment plutôt horrible mais, le feu permettrait de les réchauffer et c'est ça qu'ils voulaient.

La jeune femme sortie de ses pensées lorsqu'elle aperçu la foule se fendre face à elle, un homme apparût alors dans son champ de vision. Lorsqu'il se stoppa face à elle, Opal eut du mal à croire qu'il lui parlait. Elle se retourna d'ailleurs rapidement pour voir si il avait une noble derrière elle. Opal comprit alors que l'homme était entrain de lui parler à elle, pourquoi d'ailleurs ? Qu'est ce qu'un noble voulait à une jeune tavernière comme elle ? Il se présenta à elle et lui proposa de venir avec lui et les autres noble, Opal n'était pas sur que son rang lui accorde ce genre de privilège. Elle s'inclina rapidement pour rester courtoise "C'est un honneur Monsieur le comte de Lennox, je ne suis pas sur que mon rang m'autorise un si grand privilège Monsieur. Je ne suis qu'une simple tavernière et je n'oserais venir avec vous." Opal se redressa et lança un léger sourire à Matthew "Que je suis sotte ! Je suis Opal Grant Monsieur." Cette fois elle avait tout faux et elle n'était pas sur que l'homme apprécie beaucoup sa façon d'être...
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Sam 30 Mai - 23:18

Quand l'Angleterre s'embrase



Alors que la jeune Espagnole attendait que son «ami» lui réponde, une jeune femme s'était rapprochée. Elle semblait perdue dans ses pansées alors qu'elle regardait le bûcher qui se constituait devant leurs yeux. Elena ne la connaissait pas et n'osa lui adresser la parole. De toute façon l'enfant, puisque c'était ainsi que la Duchesse de Malaga la considérait à mieux la regarder, fut rapidement rejointe par un homme. Manifestement ils se connaissaient tous les deux et Elena les laissa parler entre eux. Elena entendu juste le prénom de la jeune fille, Katherine. L'Espagnole chercha dans se mémoire, mais aucun visage connu ne vint s'associer à son nom. Non elle ne la connaissait définitivement pas. A peine avait-elle reporté son attention sur Matthew qui venait de rapidement sa main pour la serrer dans la sienne après avoir répondu à sa salutation qu'un voix féminine vint siffler à son oreille. Du coin de l’œil, Elena regarda la nouvelle venue. Décidément les nobles d'Angleterre était friands des exécutions eux aussi. À dire vrai c'était une chose que la jeune femme ne comprenait pas et ne comprendrait sûrement jamais. Comment pouvait-on prendre plaisir à voir mourir quelqu'un. Elena se serait sûrement permise d'intervenir face à cette vipère si elle n'avait pas eu en tête de clarifier la situation avec Matthew. Le simplement fait qu'il puisse penser qu'elle prenait plaisir à voir ce «spectacle» lui donnait des sueurs froides. C'est pourquoi elle lui fit la remarque.

« Je n'en suis pas amatrice. Tout comme de votre... cape dorée. »

Elena regarda la cape qu'il venait de lui poser sur les épaules. La couleur flamboyante de cette dernière rendait la jeune femme des plus visibles. Or c'était tout ce que voulait la jeune femme, être trop reconnaissable. Ce n'était pas un jour à se faire remarquer. L'Espagnole fit alors une petite moue pour bien lui faire remarquer sa désapprobation malgré le rire de l'homme. Et puis ses yeux furent attirés par une présence familière. Elle se retourna et vit arriver son ami Gomez, comte de Feria. Elena sourit à son compatriote et inclina la tête.

« Gomez je suis contente de vous voir. Je savais pas que vous viendriez voir cette... exécution. Vous semblez aller bien, je suis vraiment ravie de le constater. »

Elle allait présenter Matthew lorsque ce dernier le fit de lui même. Il serra la main de l'Espagnol tout en signalant qu'il était ravi de faire sa connaissance. Elena sourit à ce geste. Elle savait bien que le Comte de Lemnox n'aimait pas spécialement les Espagnols. D'ailleurs cela l'étonnerait toujours de le savoir si proche d'elle. Alors forcément en le voyant faire, la jeune femme eut quelques doutes même si elle n'en dit rien. Encore un peu irrité du comportement du Compte de Lemnox, Elena ne répondit pas à son second sourire. L'Espagnole était ainsi. Même si elle avait accepté de fait son geste, elle ne l'appréciait pas. Elle n'était pas sa chose sur laquelle il devait veiller à ce point. Elle était assez grande pour se débrouiller toute seule. Et puis le noir était nettement plus approprié pour l'événement.

Finalement le bruit de la foule lui fit poser ses yeux sur ce qui attirait leur attention. Le prisonnier, il arrivait enfin. Elena le regarda et finit par baisser les yeux. Comment pouvait-on réservé un sort pareil sous prétexte qu'un homme avait selon certains une religion différente de celle de la reine. Il monta les quelques marches qui menaient au poteau. Trop absorber par le sort de l'homme, Elena ne vit que du coin de l’œil Matthew lui faire un signe ainsi qu'à Gomez et s'éloigner aussitôt après vers la masse du peuple agglutinée un peu plus loin. Pour l'avoir vu de très près, Elena connaissait bien la silhouette de l'homme et le suivit du regard. Lorsqu'elle le vit s'adresser à une jeune femme, Elena la reconnut. Il s'agissait de la femme qu'elle avait croisé un peu plutôt en venant jusqu'à lui. Elena la vit vaguement faire une révérence et préféra détourner le regard.

« Gomez, dites-moi, avons nous des nouvelles de notre cher prince ? J'ai cru comprendre que vous vous étiez rapprochés depuis que nous nous sommes vus en Espagne. Savez-vous ce qu'il pense de tout ceci ? »

Si Matthew préférait aller voir d'autres filles qu'à cela ne tienne. Elle n'était pas dépendante de lui et elle était bien décidée à le lui faire remarquer. Puis manifestement faire venir jusqu'ici cette jeune femme n'allait pas être facile. Qu'il se débrouille donc tout seul. Puis parler avec son compatriote espagnol lui faisait du bien. Elle aimait bien la compagnie du Comte de Feria alors pourquoi s'en priver ?

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Jeu 4 Juin - 0:10
William Cavendish ↛ Quand l'Angleterre s'embrase.



Tout allait bien hier, nous pouvions vivre tranquillement dans notre domaine, sans nous cacher. Désormais notre tableau est taché de toutes parts, et ne fait que se noircir de plus en plus au fil du temps. Cela fait depuis la politique de terreur de la Reine Mary, qui nous persécute, nous les protestants, nous accusant d'hérésie. À partir de ce moment tout chamboula et je devais à tout prix protéger ma famille, coûte que coûte, même si cela signifiait de se convertir au catholicisme. C'est ce que je fis il y a plusieurs années. C'est alors que même mes amis ne me reconnussent pas au vue de ma grande discrétion. Je les voyais peu, presque rarement, étant occupé aux affaires à la Cour de Londres, et à faire croire à tout le monde que la religion catholique est celle de la vérité. Je me sentais coupable d'une part, et ne voulait pas couper les ponts avec mes amis en qui j'ai toujours confiance malgré tout. Mais il était question de la survie de ma famille et du futur de mes enfants, et je ne pouvais laisser passer aucun manque d'attention, ni aucune erreur. Ce jour-là je m'attendais à ce que j'allais subir, je m'attendais à un supplice, voir non pas un ami, mais plusieurs de mes confrères religieux se faire terriblement exécuter par ordre de la Reine qui se montrait sans pitié ces derniers temps. Je tentais de rester insensible, tout comme au procès de Wyatt. En y pensant je revois la frayeur. Comme si tout cela ne suffisait pas, la Reine avait décidé de sévir plus sévèrement. Je ne savais pas quoi penser, ni quoi faire. Je me sentais faible, car oui je ne pouvais pas sauver mes amis protestants. Depuis tout ce temps une sorte de routine assez lourde s'installait. Je faisais des allers et retours entre Londres et le Devonshire, alors qu'en même temps je sentais de plus en plus qu'on n'allait pas s'en sortir vivant et que la Reine nous aura tôt ou tard. Je me demandais sans cesse quand est-ce que tout cela allait se terminer. Peut-être jamais, ou bien demain, qui sait ? Je priais donc tous les jours, pensant qu'il y aurait surement une petite lueur d'espoir quelque part.

Londres, dans la matinée. Il y avait énormément de monde, beaucoup étaient du peuple notamment. L'ambiance était festive pour les uns, et monstrueuse pour les autres. J'étais comme coupé en deux. Je cachais ma peine, et montrait mon excitation. Il y avait seulement quelques uns de présents qui me connaissaient vraiment, mais je pouvais bien compter sur eux pour leur silence. Je fais tout cela pour ma famille, surtout qu'à ces moments-là je m'inquiétais beaucoup pour Antanasya, avec tout ce qu'il se raconte sur les attaques des protestants dernièrement. Je me trouvais assis, calme, et non seul. Malheureusement, j'avais une vue privilégiée au premier rang pour l'évènement du jour. Je soupirais un instant, et commençait à converser avec Katherine quand j'aperçu un visage connu, Sybille Parker qui m'interrompit net. Je savais Sybille protestante et amie avec Antanasya, mais ne dit aucun mot là dessus, nous étions dans une place publique à Londres, les oreilles bien à l'écoute peuvent être partout. Je remarquais qu'elle était d'humeur à plaisanter, mais la phrase qu'elle venait de sortir à l'égard de Katherine me choqua intérieurement et ne fit aucun commentaire. Je savais que Katherine n'allait pas m'en vouloir de ne pas la défendre convenablement. "Madame la Baronne Morley ! Vous êtes venue admirer le spectacle vous aussi !" lui lançais-je. "Mais bien entendu.." continuais-je avant de m'arrêter quand je vis la fameuse charrette avec le prisonnier qui ne m'était pas totalement inconnu. John Rogers.. Je regardais avec attention. Les gens du peuple commençaient à huer à son arrivée. Je pensais alors qu'il ne méritait pas ça, ni aucun de nous. Ce n'était bien sûr pas la première fois que j'assistais à une exécution, mais à chaque fois j'espérais que tout cela se termine rapidement. Tout était en place, et l'exécution n'allait pas tarder. L'homme de l'Église commençait alors à parler, et à dire des insanités. C'était toujours le même discours et à la fin toujours le même sort, l'homme allait périr, et c'était dur à supporter.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Jeu 4 Juin - 14:52
    Il n'est pas encore midi lorsque le prisonnier dans sa charrette arrive sur place, son heure a sonné, bientôt il ne sera plus rien, si ce n'est qu'un petit tas de cendres fumantes sur ce bûcher. Je ne suis pas forcément adepte de ce genre de pratique, mais si la reine l'avait décidé, alors cela devait se faire. Personne ne pouvait aller contre ces décisions si mauvaises soient-elles, et ce ne serait certainement pas moi qui agirait de la sorte, je peux vous le dire. Il y avait tout ce qu'il fallait pour que le spectacle soit en rendez-vous, un évêque, ainsi que les bourreaux et des dignitaires hauts placés à la cours. Certains habitants s'amusèrent à lancer des légumes contre la cage afin de participer plus pleinement à ce carnage mais ce n'était pas mon cas, je n'avais pas envie d'affubler cet homme d'autres maux que ceux qu'il allait subir dans les minutes qui suivraient. On le fit sortir de sa cage alors qu'il était d'une longue chemise blanche grossière tissée, rien d'honorable. On le fit monter pour l'attacher à son poteau puis on lui demanda s'il avait quelques choses à dire avant de rejoindre les enfers. Bref, ce spectacle ne m'intéressait pas plus que cela, c'est pour cela que je me suis approchée d'Elena et donc du comte de Lennox, Matthew Stuart qui venait de lui accrocher sa cape autour des épaules. Assurément, il y avait quelques choses entre eux, mais je ne saurais dire quoi car il me parut assez froid même s'il semblait me respecter.

    " Je ne suis pas forcément friand de ce genre de spectacle, je ne pensais pas que c'était également votre cas. Vous avez l'air en forme vous aussi."

    Elle me dit qu'elle me trouvait en forme ce qui me fit sourire. Puis son "prince charmant se présenta avec sa poignée de main ferme mais pas trop non plus. Il ne se montrait pas comme un ennemi mais je sentais que ce n'était pas trop ça non plus. Je me présentais alors à mon tour.

    " Gomez de Figuéroa, Comte de Feria, enchanté également. "

    C'était plus pour les apparences qu'autres choses, car je savais pertinemment que nous n'étions pas fait pour nous entendre, mais si cet homme plaisait à Elena alors elle pouvait le choisir, mon avis n'avait que peut d'importance. Il nous laissa alors pour aller s'enticher d'une autre jeune femme, à croire qu'il aimait courir après plusieurs lièvres à la fois, ce qui n'était pas mon cas, mais je devais avouer, être un peu dubitatif devant Jane Dormer, ne sachant si elle était la bonne. En tout cas Elena me posa une question à propos du roi Philippe.

    " Je suis l'un de ces conseillers en effet, mais je ne saurais parler pour son nom. Mais si je suis là, c'est que quelques parts, il approuve tout ceci, n'est ce pas ? "

    Même si rien n'était aussi simple. Je ne voyais pas l'intérêt de s'acharner contre les protestants. J'étais quelqu'un d'assez tolérant, je ne méprisais personne, même s'il y avait des rangs à tenir, je ne pouvais pas me permettre de faire n'importe quoi.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Ven 5 Juin - 15:25
Quand l'Angleterre s'embrase



"Madame la Baronne Morley ! Vous êtes venue admirer le spectacle vous aussi !" lui lança le duc du Devonshire
- En effet, il promet d'être édifiant … répondit Sybille en se frayant donc un chemin entre Katherine et William.

A son seul regard, elle comprit que le gentilhomme n'ignorait pas son engagement dans la lutte protestante. Même si Sybille n'avait été que peu de fois au contact de son épouse, le lord ne devait pas être un sot et devait avoir compris bien des choses en les voyant échanger parfois quelques mots. Fort heureusement, puisqu'il se devait d'être discret pour Antanasya, il le serait sans doute pour elle également ! Elle n'avait donc rien à craindre.

Par conséquent en aucun cas déstabilisée, elle s'apprêtait à converser avec lui, lorsque la charrette du condamné se fit entendre ! Ah ses roues qui martelaient les pavés de la place, on aurait déjà dit un roulement de tambour ! La funeste heure était arrivée ! De nouveau pâle sans doute, car elle sentait bien que les extrémités de ses doigts étaient glacées , Sybille déglutit tout en suivant des yeux John Hooper ! Elle espérait qu'il l'aperçoive pour ainsi pouvoir lui donner tout le courage dont il allait devoir faire preuve, mais hélas un autre sentiment prit le dessus. En effet, Sybille baissa tout à coup la tête. Elle craignait qu'en cette minute fatale, où pour tout humain il est légitime de tenter de sauver sa peau et où la terreur le gagne, il ne pointe du doigt des complices. Or, n'en faisait-elle pas partie ? Son geste de fuite, la belle Parker le transforma en un acte de dévotion catholique, puisqu'elle ouvrit la Bible posée jusque là sur ses genoux pour en réciter quelques phrases. Encore une fois quel supplice de jouer une telle mascarade !

C'est le cœur cognant contre ses côtes qu'elle entendit les malheureux pieds de ce frère protestant gravir les marches grinçantes menant au bûcher. Quant à la paie du bourreau, cela provoqua de nouveau une nausée à Sybille. Quelle infamie que ce soit au supplicié de faire cela ! Relevant tout à coup les yeux vers l'estrade, la brune voulut en transpercer du regard le fameux homme à la cagoule! Etait-ce Hans Bennett ? Cela n'aurait pas été étonnant , n'excellait-il pas dans l'art des exécutions ? De l'outre tombe, sa propre tante aurait pu en témoigner ! D'ailleurs, il lui paierait cette mort tôt ou tard ! Henry VIII avait été le commanditaire mais celui qui l'avait coupée en deux, c'était cet individu, ce ramassis d'ordure !

Une fille pour une tante, pensa Sybille toujours en dévisageant avec haine le bourreau masqué qui peut-être n'était pas celui auquel elle pensait, mais qu'importait. Je la retrouverai bien ton rejeton !

Et en effet, la belle Parker faisait tout pour cela, son double jeu de sainte catholique ainsi que la position de son oncle dans l'Eglise lui ouvrait les registres paroissiaux de Londres. Cette Constance finirait bien un jour par se marier ou par avoir un enfant sans se douter qu'en signant l'un de ces actes là, elle signerait aussi son arrêt de mort …

Et en parlant de mort, la voix de l'évêque s'éleva et ramena Sybille à la triste réalité du jour :

« John Hooper, il est grand temps d’absoudre vos pêchés. Allez-vous le faire avant de finir dans les flammes de l’Enfer ? »

La jeune fille aurait bien précipité ce catholique de malheur dans les dites flammes après cet appel à l'abjuration, alors elle tenta d'apaiser sa colère sourde en serrant de toutes ses forces l'étoffe de sa robe.

Suspendue aux lèvres du condamné, elle priait pour qu'il ne fasse rien de ce qu'il lui était demandé ! Les espagnols qu'elle apercevait du coin de l'œil et bien d'autres satanés bigots en auraient été trop heureux ! Trop vainqueurs !

Ils l'étaient déjà bien assez ...




Dernière édition par Sybille Parker le Mar 9 Juin - 14:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Dim 7 Juin - 14:40
Entre la papauté et moi, la guerre était déclarée. Une guerre que j'intériorisais, certes, ne tenant pas à risquer ma vie et celle de ma famille - quoique, s'il n'y avait eu que ma mère, je ne me serais pas gênée pour jouer les martyrs et mourir avec l'idée qu'elle souffrirait - mais une guerre quand même. Je n'avais jamais aimé le catholicisme. Qu'on me dise intolérante si on le souhaitait, mon père m'avait éduquée en me montrant à quel point cette vision de la chrétienté était désuète, superstitieuse, pervertie jusqu'à la moelle. Je m'étais toujours tenue à l'écart des mystères papistes, méfiante, sans jamais prendre quiconque en grippe cependant. Mais cette croyance si longtemps rejetée m'avait été imposée par la force, et cela je n'avais pu le supporter. Je respectais les avis de tout le monde, tant que l'on respectait aussi le mien et qu'on le cherchait pas à le faire changer... Et voilà que cette harpie hargneuse qui osait se faire appeler reine m'obligeait non seulement à abjurer la foi de mon père, mais en plus à être le témoin impuissant de ces actes barbares commis au nom de Rome ! Une petite voix me souffla que si je l'avais souhaité, j'aurais pu ne pas être là aujourd'hui. Mais je tenais à être là, à voir la mort en face une nouvelle fois, à ajouter un nom supplémentaire à la liste des fantômes qui viendraient bientôt hanter mes cauchemars et, peut-être, ceux de Mary Tudor. Et de toute façon, il était trop tard pour reculer.

Lorsque William Cavendish, duc de Devonshire et grand ami de feu mon père, s'approcha de moi et demanda de mes nouvelles, je ne pus retenir un immense sourire de soulagement, en dépit des circonstances bien sombres. Moi qui avait plus que jamais besoin de compagnie, ne me sentant pas encore capable d'affronter cela toute seule, je fus bien heureuse de le savoir à mes côtés. Et alors que je m'apprêtais à répondre, une voix venue de derrière mon épaule parla pour moi. Sybille. Ses paroles acides auraient pu me lacérer le coeur si je n'avais capté son regard d'excuse. Une fois encore, les mots n'avaient été que façade, comme c'était souvent le cas entre nous. "Réjouissez-vous du spectacle, my Lady," répliquais-je doucement, "vous auriez tout aussi bien pu être de ces brebis égarées," et je désignais du menton le lieu d'exécution. Je savais que mes yeux suffiraient à faire comprendre à la baronne Morley à quel point j'étais navrée de devoir lui parler ainsi. C'était devenu une sorte de jeu entre nous, un jeu nécessaire et bien souvent détestable, celui de nous lancer des piques à chaque fois que se croisaient nos chemins. Derrière la façade, c'était une très belle amitié qui m'unissait à Sybille. Intérieurement, je remerçiais William de ne pas être intervenu en ma faveur ; peut-être connaissait-il Sybille, engagée dans le protestantisme, par Antanasya ? Quoi qu'il en soit, son absence de remarque ne me forçait pas à mentir. Diable, j'ai déjà du mal à duper mes ennemis, si je dois en plus duper mes rares amis ! Les réflexions de Sybille et William sur la justice "remarquablement expéditive" (dixit la baronne) et le spectacle à venir me firent venir les larmes aux yeux, et je profitais d'un bruyant mouvement de foule - lorsque le futur supplicié fit son entrée sur la place - pour étouffer un sanglot et battre des paupières pour tuer dans l'oeuf ces pleurs que je ne désirais en aucun cas sentir couler le long de mes joues. Ma sensibilité allait me perdre, un jour. Sybille se plongea brusquement dans l'étude de sa Bible, et lut à voix haute un passage. Quel parfait simulacre ! Je la connaissais assez pour savoir qu'accomplir un tel acte lui demandait beaucoup de contrôle sur elle-même. Une chose que moi-même n'aurais jamais pu faire. Dieu merci, ma soeur n'était pas là : j'aurais fondu en larmes pendant qu'elle se serait mise à insulter tout le monde, un comportement qui ne nous aurait pas franchement attiré les quelques faveurs - rester en vie - que la reine nous accordait du bout des lèvres.

John Hooper, tel était le nom de l'homme destiné au trépas. Je me jurais de le retenir, de prier pour lui dès que possible. Cela lui ferait une belle jambe, certes, mais c'était le moins que je pouvais faire. J'espérais pour lui que cela ne soit pas trop long, qu'il ne souffre pas trop : au moins, mon père et ma soeur n'avaient pas soufferts, eux. Le bourreau avait été efficace, la hache rapide. Je frissonnais. L'homme se laissa attacher au poteau sans résistance, et je ne pus qu'admirer son courage. D'ici peu, il rejoindrait le rang des martyrs, comme Jane, comme son mari Guildford. Comme mon père Henry, comme John Dudley. Comme tous ceux qui trouveraient immanquablement la mort sur l'ordre de Mary la Sanglante. Et alors que je voyais le pauvre condamné attendre son jugement, je songeais que c'était en son nom que je devais survivre. Ne surtout pas mourir en martyre, ne surtout pas laisser la reine et ses sbires m'abattre comme un château de cartes. Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens. Mais ma résolution était ferme. Alors que l'ombre de la mort étendait progressivement son emprise, sous les cris et les huées de cette foule hideuse qui avait crié et hué de la même façon le jour de la mort de mon père et ma soeur pour mieux acclamer Mary Tudor, je relevais la tête. Savoir William et Sybille juste à côté de moi me remplissait de courage, et je chuchotais de sorte à n'être entendue que d'eux seuls :

"Il faut que l'on tienne bon, parce-qu'il faudra bien quelqu'un pour témoigner. Pour que jamais personne n'oublie ce qui s'est passé."

Et si cette résolution de ma part valait peut-être pour eux, elle valait entièrement pour moi. Lorsque les protestants finiraient par crier victoire, le monde entier saurait quel genre de femme était Mary Tudor.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Ven 12 Juin - 12:37


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


9 février 1555 ♣ Dans cette pièce de théâtre, ils étaient tous les acteurs, la victime qui finira indéniable sur le buché, le bourreau qui de son côté allait faire tomber la flamme sur les fagots de bois. L’évêque qui prononçait les dernières paroles et les spectateurs, qui assistaient tous à ce tragique évènement. Ils étaient tous des pantins du destin, jouant avec les fils, les manipulant comme ils le voulaient.
Matthew Stuart qui se trouvait en compagnie des deux Espagnols Elena d’Altafuente et Gomez Suarez, faisait connaissance avec ce dernier, quand il fendit la foule pour rejoindre une jeune femme du peuple, Opal Grant, qui semblait peu à l’aise face à cet évènement. L’homme l’invita à rejoindre son petit groupe, ce qui allait sûrement encore plus déstabiliser la tavernière. Le duc de Devonshire était de son côté en la charmante compagnie de Katherine Grey, mais aussi de Sybille Parker, qu’il venait de rejoindre.
Toutes ces personnes étaient suspendues aux lèvres du condamné. Allait-il abjurer sa foi avant de mourir ? Comme beaucoup s’y attendait, les lèvres de l’homme restèrent closes, il fixait l’évêque, puis, il se mit à prier, à voix haute.

« Ainsi, vous mourrez dans votre hérésie. » L’évêque, sur ces dernières paroles quitta l’estrade, signifiant au bourreau de mettre feu au buché. Celui-ci, une torche à la main alluma en plusieurs endroits le buché et à son tour, il descendit l’estrade, laissant l’homme aux prises avec la fumée, qui commençait à l’envahir.
Quand les flammes vinrent lécher les pieds de l’homme, les premiers hurlements se firent entendre, puis la suite devint insoutenable. Un effroyable spectacle qui réjouissait les détracteurs du la réforme, mais qui devait en apeurer plus d’un.

Information sur le jeu : En ce 4 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son troisième martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce troisième tour, vous assistez à la mise à mort du condamné. Veillez à ce que personne ne soit mise de côté et faites attention aux rp de vos camarads. Ce troisième tour durera jusqu'au 28 juin.
Ce groupe sera composé de : William Cavendish, Katherine Grey, Sybille Parker, Matthew Stuart, Opal Grant, Gomez Suarez, Elena d’Altafuente.



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 17 Juin - 11:34
William Cavendish ↛ Quand l'Angleterre s'embrase.



Noir. La vie n'est pas rose, elle est noircie par le sang qui coule. Londres devient meurtrière des mains de la Reine. Je n'en pouvais plus, mais il ne fallait pas baisser les bras. Je ne voulais en aucun cas abandonner la vraie religion. J'ai grandi avec cette éducation et je mourrais protestant quoiqu'il arrive. Je serrais les dents. Il fallait à tout prix que je protège ma famille, surtout dans ces moments là où la Reine a des coups de folie. Ce jour-là ce n'était pas un mais bien quatre de nos amis qui allaient brûler. Au fond de moi j'étais détruit, meurtri par ces évènements qui nous touchaient. Pendant ces exécutions, je n'avais pas la force de dire quoique ce soit. Je restais sans voix. Ces dernières années la Reine n'avait pas été aussi cruelle envers mes amis que je n'oubliais jamais. Ce moment m'était insoutenable, et je n'osais imaginer l'état d'Antanasya qui devait être terrifiée. J'essayais tant bien que mal de garder mon calme. Me montrer compatissant ne ferait qu'en faire douter plus d'un. Je ne voulais pas que mes enfants subissent cela, qu'ils voient ces horreurs. C'était abominable et je ne pouvais rien faire. Je me sentais affaibli. Je me trouvais donc aux côtés de Katherine, et de Sybille. Je remarquais tout de même leurs petits commentaires. On vivait donc tous cachés, obligés de mentir à nos amis, mêmes les plus proches. Je les connaissais assez bien puisqu'elles sont toutes deux protestantes. J'avais ouïe rapidement, d'ailleurs que cette dernière venait au domaine voir Antanasya. Bien entendu je n'allais pas le crier sur tous les toits. On avait eu en effet une discussion avec ma femme et ses agissements secrets dont je n'étais pas totalement favorable. J'avais trop peur pour elle. Je ne voulais en aucun cas qu'il lui arrive quoique ce soit. Je m'en étais fait la promesse absolue. À vrai dire je n'étais pas seul, et je pouvais compter sur mes amis les plus proches pour nous soutenir derrière le décor. Katherine savait ce que j'en pensais de tout cela. Je respirais un bon coup, et tentais de sourire. Mais ça ne durait pas longtemps, mais je devais rester. Je priais intérieurement, ça m'aider. Ce fameux John allait dans un endroit bien meilleur me disais-je. J'entendais mon coeur battre fort. Le moment fatidique était venu. J'entendis la voix de l'évêque s'élever fortement. Pauvre ami, pensais-je de John. Mais tout cela ne finira jamais, cela était certain pour moi. Et pourtant je gardais espoir. Le bourreau était prêt, et le fameux spectacle enflammé allait commencer. John était donc loyal. Celui ci avait choisit de prier, et je priais pour lui. Je n'osais cependant le regarder en face. Lui allait mourir. Il hurlait. Je ne disais rien. Pas pour l'instant, je fus tellement sous le choc. Je regardais d'un coin de l'oeil Katherine. Je savais ce qu'elle avait traversé et c'était tellement dur pour elle. Mais je ne pouvais pas me montrer compatissant en public. Elle me le pardonnera bien pensais-je. Il fallait tenir bon. "Vous avez bien raison Lady Katherine" lui répondis-je. Le futur pour nous était bien incertain. "Et ce n'est pas fini" continuais-je. Je me retournais et remarquais un Espagnol et ce fameux comte de Lennox que je ne pouvais pas supporter intérieurement, que j'avais pu croiser rapidement à la Cour. Je ne le connaissais que de vue. "Beau spectacle n'est-ce pas ?" lui lançais-je. "À l'Anglaise !" repris-je en souriant. Seulement je ne savais pas pendant combien de temps je devais jouer à ce double jeu.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 24 Juin - 15:53

Quand l'Angleterre s'embrase



Elena serrait sa robe noire contre elle. Elle était mal à l'aise. Elle avait beau être une fervente catholique, elle n'approuvait pas tout ceci. Elle ne savait même pas si elle allait le supporter. Pourtant il le fallait bien. Que dirait les autres spectateurs si elle, une dame d'honneur de la reine détournait le regard face à ce spectacle. Ils penseraient sûrement qu'elle n'est pas si catholique que cela l'Espagnole. Et si ils n'allaient pas le crier sur tout les toits, le doute serait lancé dans le tout Londres et cela était dangereux. Relevant finalement la tête vers le bel espagnol, la jeune future duchesse de Malaga lui sourit. Oui elle était en forme. Commençait doucement à comprendre ces nordiques et surtout les autres dames d'honneur de la reine Mary. Un nouveau sourire pointa aux creux de ses lèvres.

« Je vais parfaitement bien. Même si je regrette d'être ici. Je ne suis pas certaine de le supporter. »

Elle avait prononcé ses dernières paroles presque dans un chuchotement. Elle espérait que le comte de Feria ne lui en tienne pas rigueur. Elle avait beau être catholique, c'était la femme qui avait surtout parlé plus que le cœur religieuse de la jeune espagnole. Heureusement, la conversation s'enchaîna rapidement sur le comportement du prince Philippe. Charles Quint n'étant pas mort et n'étant pas réellement un sujet de la reine d'Angleterre, du moins dans son cœur, elle ne voulait pas encore parler de Philippe en tant que roi. Cela porterait sûrement malheur au Roi espagnol, elle en était presque certaine. D'un geste vif, elle se signa discrètement priant Dieu de ne pas rappeler au près de lui son souverain.

« Son conseiller » siffla-t-elle doucement. « Je ne vous savais pas aussi proche de lui. De ce que m'a dit sa sœur, il sait s'entourer des bonnes personnes et je dois admettre qu'elle a raison. Le fait qu'il vous ait choisi en est la preuve, mon cher. »

Elena marqua une pose et eut un petit soupire. Le comte avait sûrement raison. Elle aurait dû s'en douter. Les souverains espagnols ne sont pas connus pour leur grande tolérance, ni eux ni leurs sujets d'ailleurs. Pourtant, en Andalousie, elle avait eut la preuve du contraire. Elle en était la preuve que certains ne tienne pas rigueur de ce qu'on nous avons été.

« Vous devez avoir, sans doute. Puisque vous êtes ici, le prince Philippe doit sûrement cautionner tout ceci... »

La brune aurait poursuivi sa phrase si la voix de l'évêque n'était pas arrivée jusqu'à elle. Elle leva les yeux dans sa direction. L'homme condamné était maintenant attaché au poteau. Le silence suivit la question de l'homme d'Eglise et puis de nouveau il parla. Ses dernières paroles eut l'effet d'un couperet. Il descendit du bûché et le bourreau vint l'embraser. Au début, elle pensait pouvoir le regarder, comme toute personne de son rang et de sa confession. Mais bien vite les hurlements de l'homme lui donnèrent le tournis et le tout, la nausée. Elle se recula légèrement, les larmes presque aux yeux. C'était insoutenable. Elle eut un haut le cœur et se détourna de tout ceci. Elle releva la cape sur ses cheveux pour se cacher. Elle serra les poings et porta à ses lèvres la croix qu'elle avait autour du cou. Elle ferma les yeux et essaya de ne plus entendre les cris du supplicié.

« Mon Dieu, faites que tout cela s'arrête. »



L'Espagne:
 

juillet2015:
 


Dernière édition par Elena d'Altafuente le Jeu 25 Juin - 23:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Jeu 25 Juin - 23:15
    Ce spectacle n'était pas l'un de mes préférés, pourtant, il était trop courant, du moins, en Espagne, j'avais eu vent de nombreuses exécutions de la sorte, que cela soit avec un bûcher ou par pendaison bien entendu. Ces deux moyens d'exécution variaient selon les villes, selon les moyens qu'elles avaient, car un bûcher coûtait bien plus cher qu'une "simple" pendaison. Je me retrouvais donc avec Elena pour voir ce spectacle horrible, mais qui devait avoir lieu ici, pour l'exemple, pour prouver la main mise de la reine et du roi sur la religion, sur l'Angleterre. Nous étions en train d'attendre les derniers mots du condamné, mais comme je le pensais, rien ne vient, absolument rien et l'homme d'église finit pas prononcer la sentence qui était à présent irrévocable, le conseil l'avait décidé, ce cher John Hooper devait être rayé de la carte. Elena me dit alors qu'elle allait parfaitement bien, mais dans une sorte de chuchotement, elle m'avoua ne pas savoir si elle résisterait à ce spectacle sanglant. Je pouvais le comprendre, il fallait avoir une foi solide, mais surtout un coeur bien accroché une fois que les premiers hurlements se faisaient entendre de la bouche de l'homme qui était en train d'être brûlé vif. Puis, nous en venions à parler de Philippe. J'étais un de ces proches conseillers. Elle semblait en être agréablement surprise.

    " Vous me flattez. Je n'ai pas la prétention d'être une si bonne personne que cela. "

    J'essayais de ne pas m'enflammer, de faire preuve de modestie, d'humilité, car je n'étais rien d'autre qu'un mortel parmi d'autres mortels. Elle me parla à nouveau de Philippe mais la voix de l'évêque l'en empêcha. Celui-ci quitta alors l'estrade, le bourreau pouvait donc faire à présent son terrible travail, celui de mettre le feu, et donc de tuer l'homme hérétique. Puis, le bourreau quitta l'estrade qui s'enflammait à une très grande vitesse, jusqu'aux pieds du supplicié qui commençait à se tordre de douleur, les flammes commençant doucement mais sûrement leur horrible carnage. Je vis que le spectacle ne plut pas à Elena. Elle avait mis sa capuche sur sa tête, fermant les yeux et tenant son chapelet. Dans d'autres circonstances, je lui aurais dit de se ressaisir, mais au lieu de cela, je lui mettais la main sur l'épaule en guise d'amitié.

    " Ne vous en faites plus pour lui, son supplice sera terminé dans quelques minutes. Tenez le choc. "

    Je l'aurais bien prise dans mes bras mais cela aurait pu être mal vu, et je n'avais pas l'intention que cela arrive, même si tout le monde avait les yeux rivés sur le bûcher. Certains ne se sentaient pas bien, d'autres au contraire, avec un sourire carnassier. Mon visage était assez neutre vis à vis de tout cela, attendant que cela passe. Bientôt les cris de John Hooper ne se ferraient plus entendre, la foule se disperserait, le spectacle serait fini.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mar 30 Juin - 15:05
Quand l'Angleterre s'embrase



Le silence avait été glacial puis les lèvres du pauvre diable s'étaient descellés pour ne faire entendre qu'une prière. En anglais de ce qu'elle entendit et non en latin, dernière gifle à ces satanés catholiques ! Sybille esquissa un maigre sourire face au rouge qui montait aux joues de l'évêque frustré de ne pas avoir ramené dans le droit chemin, ce soi disant hérétique, mais cette marque de satisfaction s'évanouit car sous peu elle allait assister à une horreur sans nom.

- Réjouissez-vous du spectacle my lady, lança alors Katherine à ses côtés.

Ses yeux jusque là fixés sur le bûcher, se plantèrent un court instant dans ceux de son amie. Tout comme elle l'avait fait quelques instants plus tôt, la belle blonde paraissait s'excuser de lui faire mal ...

- Vous auriez tout aussi bien pu être de ces brebis égarées, lui asséna t-elle pour finir.
- Etre considérée comme un mouton noir est déjà bien suffisant, répondit Sybille avec sarcasme.

Elle aurait pu en temps normal pour alimenter leur jeu si douloureux faire référence au fait qu'il valait mieux être une brebis qu'une petite dinde naïve, comme Katherine l'avait été - ou du moins l'avait-on jugé comme telle - au moment de l'élévation de sa sœur Jane, mais elle n'en fit rien. L'heure était bien trop grave !

En effet, le bourreau sa torche assassine à la main venait d'enflammer les premières bûches. Le cœur de la si démoniaque brune se mit à cogner furieusement contre ses côtes, tandis que le feu s’élevait peu à peu. Ce spectacle la révulsait.

Durant quelques secondes, elle fut résolue à se lever, pour monter sur cette estrade et tenter d'éteindre le feu ou bien de poignarder de la petite dague qu'elle portait toujours sous sa robe - les rues de Londres sont si peu sûres - ce maudit évêque. Ce dernier d’ailleurs venait de signer à l'instant son arrêt de mort, cela lui prendrait peut-être des semaines voire des mois pour y parvenir, mais elle lui destinait d'ors et déjà son plus puissant poison ! Elle s'en faisait intérieurement le serment et ce jour là c'est lui qui se tortillerait tel un vermisseau ! Hélas, malgré toutes ses résolutions de vengeance, la jeune Parker resta immobile, essayant de songer d'abord à tous ses compagnons devant rester dans l'ombre et qu'elle mettrait tous en danger par une action pareille...

Les cris devenant insupportables tant le feu léchait les chairs du supplicié, Sybille ferma les yeux pour cacher ses larmes naissantes et porta à son coeur la fameuse bible qui n'était rien de moins au final que les écrits de Luther. Ce geste lui donna un minimum de courage pour endurer ce supplice.

- Il faut que l'on tienne bon, parce-qu'il faudra bien quelqu'un pour témoigner. Pour que jamais personne n'oublie ce qui s'est passé, murmura la dame Grey.

Alors profitant du fait que William Cavendish s'adresse à Matthew Stuart et pouvant difficilement être vue de toutes les personnes subjuguées malheureusement par l'exécution , la belle brune saisit la main de son amie pour la tenir ne serait-ce qu'une minute, ne serait-ce que quelques secondes ... Elle était aussi glacée que la sienne malgré la chaleur étouffante qui régnait aux alentours et pour cause...

- Oui, nous devons être fortes ... mon amie.

Ces deux derniers mots avaient été prononcés à la muette, si bien que seule Katherine avait pu les lire sur ses lèvres tremblantes.

Heureusement, elle était là, tout comme Sybille était là pour elle ! Pour toujours !

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Jeu 2 Juil - 16:27
Quand l'Angleterre s'embrase
Event n°13
L'homme qui allait recevoir le châtiment fût amener, la foule commença à le huer. Le ventre d'Opal se serra, jamais elle n'avait vu pareil spectacle, jamais elle n'aurait imaginé une seule seconde que la reine soit capable de cette horreur. Certains la jeune tavernière n'y connaissait pas grand chose à la politique mais, comment une personne pouvait elle ainsi partir dans l'extrême ? Et puis qu'on soit catholique ou protestant finalement ça n'avait pas d'importance le même sang couler dans les veines de chacun. Dieu n'avait-il pas fait la population à son image ? Pourquoi condamner un homme pour sa façon de penser ou d'agir ? Pourquoi ? Peut-être qu'il nuisait à la reine ? Non ! Opal refusait de penser ainsi, il avait bien assez de badauds pour imaginer cela, elle ne voulait certainement pas être comme eux.

Mais il avait une chose que Opal ne devait surtout pas montrer, c'était sa non croyance à la religion. Si quelqu'un venait à l'apprendre, Opal finirait comme cet homme. Huée et brulée pour avoir remis en question la foi de la majesté sa reine. Finalement, la reine suivait la folie de son père ! La jeune femme était absorbé par le spectacle sanglant qui se jouait sous ses yeux, qu'elle n'avait même pas pu continuer sa conversation avec l'homme qui était venu la voir. Le silence planait entre eux et finalement c'était mieux ainsi, Opal n'avait guère envie d'entendre d'avantage de chose. C'est alors que le bourreau attrapa sa grande torche et mit feu au bois, qui se mit à craquer sous la chaleur. L'homme se mura dans son silence pendant quelques secondes, le silence avant qu'il ne pousse d'horrible cris de douleur et que l'odeur de sa chair brulé envahissent la place.

Une odeur infâme que Opal eut du mal à supporter, elle attrapa rapidement sa longue cape et couvrit rapidement son nez. Elle voulait bien assister à l'exécution mais, c'était le seul effort qu'elle serait prête à faire. Finalement avait elle bien fait de venir voir ce spectacle dégradant ? Prouvant la folie de la reine...
FICHE PAR DITA | EPICODE
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Lun 6 Juil - 15:09
"Et ce n'est pas fini." Non, William avait raison, ce n'était pas fini. Ni pour eux, ni pour nous. Notre avenir était aléatoire, nous étions en danger de mort, mais nous n'avions pas dit notre dernier mot. Je songeais à ces événements survenus lors d'une joute, d'une chasse en forêt, de la fête écossaise de la Samain. Ces actes accomplis au nom du protestantisme que j'avais fustigés puisqu'ils avaient causés la mort d'innocents ne me semblaient plus aussi détestables. Certes, j'estimais indigne que mon amie Agnès, enceinte à l'époque, ait pu être menacée. Certes, je ne supportais pas que l'on s'en prenne à celles et ceux qui n'avaient jamais cherché querelle à quiconque. Mais dans un même temps, j'espérais que les protestants les plus courageux - tels que Rosemary Blackwood, même si je ne pouvais que supposer le rôle qu'elle avait joué dans toutes ces affaires - fassent à nouveau entendre leur voix. Notre voix. Pour que personne n'oublie que nous étions là.

Et moi, dans tout cela, que pouvais-je faire ? Rien ou presque. Constamment surveillée par les gens de la reine, l'étiquette de la fille du traître me collait à la peau et me suivait partout, si bien que nul ne pouvait l'oublier. Rosemary avait besoin de quelqu'un dans l'entourage royal, quelqu'un de confiance qui pourrait l'informer des desiderata de Mary Tudor. Je pouvais être cette personne. Qui se méfierait de l'enfant soumise et faiblarde aux cheveux blonds et au visage dit angélique ? Jouer les idiotes, les naïves et les faibles, je pouvais le faire : je l'avais été pendant treize longues années. J'ignorais si j'étais forte, mais je savais que je pouvais me faire passer pour plus faible que je ne l'étais en réalité. Mon rôle, finalement, ne serait peut-être pas de mourir en martyre, mais bel et bien de survivre. De permettre aux autres d'avancer leurs pions. Malgré toute l'admiration que j'avais pour le courage de John Hooper, je serais plus utile vive que morte, alors je vivrais. Je jouerais mon rôle le temps qu'il faudrait, puis je témoignerais. Pour ma soeur Mary, pour les protestants. Pour la mémoire de mon père et ma soeur. Le nom de John Hooper ne serait pas oublié, et d'ici peu il rejoindrait Dieu pour s'installer à sa droite. William Cavendish s'adressa d'un ton joyeux à Matthew Stuart et son entourage, je détournais les yeux et en étouffant un sourire reconnaissant, serrais fort les doigts de Sybille qui s'étaient glissés avec les miens. L'attention de tous était accaparée par le bûcher et son condamné, et alors que cette effroyable odeur de chair brûlée envahissait l'espace et me faisait monter les larmes aux yeux, je tournais à demi mon visage vers celui de Sybille. Son "mon amie" avait été articulé seulement, mais il me procura plus de joie qu'un million de poèmes. "Restez avec moi," murmurais-je, "et je le serais toujours."

Mais cette condition n'avait pas lieu d'être : Sybille serait toujours avec moi. Je serais toujours avec elle. Nos opinions pouvaient différer sur certains points - en particulier celui de ma cousine Elizabeth - mais nous serions toujours là pour l'autre. Ne dit-on pas que nous ne voyons nos véritables amis que dans les situations les plus difficiles ? Pour Mary, avec Sybille. Avec Rosemary, Frances, avec Mary Sidney et avec tous ceux qui soutenaient la cause protestante. Nos étions dans le même bateau, désormais, le bateau de la foi véritable laissé à la dérive. A nous de manoeuvrer au milieu de la tempête pour nous assurer qu'il ne sombre pas dans les eaux glacées de l'Eglise de Rome et ses préceptes absurdes. "Que Dieu fasse montre de Son pardon et de Sa miséricorde," lançais-je à la cantonade en me signant. Paroles à double-sens s'il en était. Que Dieu pardonne à qui, au juste, au soi-disant hérétique, où à ceux qui le condamnaient ? J'espérais que ceux qui voudraient bien croire la première version soient nombreux, cela me permettrait de faire oublier qu'en réalité, seule la seconde avait un tant soit peu de valeur pour moi. Mais cela, seuls William et Sybille le sauraient.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 8 Juil - 22:49


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


9 février 1555 ♣ Les cendres tombaient, la fumée étouffée, les flammes consumaient les derniers morceaux de chair. Les cris avaient laissé place au silence, puis aux bruits de la foule. Le protestant n’était plus et de nombreux catholiques se réjouissaient déjà d’un nouveau buché. On hurlait qu’il fallait purger l’Angleterre de l’hérésie, que celle-ci devait être éteinte. On se moquait du protestant et des autres qui allaient suivre encore, comme ce Cranmer que beaucoup disait être à l’origine de la grande folie d’Henry VIII, de rompre avec Rome. On se voyait déjà comme des héros partant en croisade. On se disait être des pacificateurs de la foi catholique et pendant ce temps-là, les protestants se taisaient, regardaient ou encore s’amusaient à copier les catholiques pour ne pas finir comme le condamné. Il ne restait guère de choix, se convertir ou mourir.

Pendant ce temps-là, la terrible scène semblait en choquer plus d’un, d’abord l’Espagnole Elena d’Altafuente, qui recevait les encouragements du galant Gomez Suarez, pour mieux tenir le choc, puis Opal Grant, qui se couvrait le visage pour ne pas à devoir affronter l’odeur pestilentielle de la mort. William Cavendish, Sybille Parker et Katherine Grey se donnaient ensemble du courage, tout en pensant à la pauvre âme sur son buché.
Ils sont tous des acteurs de cette histoire et eux que vont-ils choisir, défendre la religion catholique ou se taire, se convertir ou mourir ?

Information sur le jeu : En ce 4 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son troisième martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce dernier tour, il est temps de conclure vos réponses.
Ce groupe sera composé de : William Cavendish, Katherine Grey, Sybille Parker, Matthew Stuart, Opal Grant, Gomez Suarez, Elena d’Altafuente.



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Jeu 9 Juil - 13:21
William Cavendish ↛ Quand l'Angleterre s'embrase.



Allons au pied du grand bûcher, où ils ont brûlé un homme rempli de haine, là où tant de mystères ont hanté ce pays, pour combattre la peur. Mais quel est le prix d'une vie ? En a-t-elle un par ailleurs ? Beaucoup de questions me vinrent à l'esprit. Je continuais depuis tout ce temps à jouer le jeu catholique pour protéger ma famille. Je n'avais aucun choix, et me mettais en première ligne pour sauver les apparences. La Reine avait entravé à notre liberté et on ne pouvait rien faire, seulement prier et espérer garder notre tête. Malgré tout les flammes du bûcher se faisaient sentir jusqu'à notre porte sans pouvoir y entrer pour l'instant. La peur régnait dans le royaume, et nos voix s'élevaient à peine. Je restais silencieux, ne pensant à rien d'autres que la douleur de l'accusé que je n'osais regarder. Il était avant tout un ami et je n'arrêtais pas de me dire que j'aurais pu être à sa place.

Je me trouvais assez bien accompagné ce jour-là, et me sentais moins seul. Intérieurement je ne supportais pas de voir encore un ami subir les châtiments de la Reine Mary. Mais à chaque instant je me demandais pourquoi. Pourquoi ces atrocités envers le peuple ? Non, personne n'aura notre liberté. La situation me pesait lourdement, et tout ce qu'on devait espérer était que nos vies ne se réduisent pas vulgairement en cendre. Il fallait rester fort, lady Sybille avait raison. Je regardais lady Katherine pour qui j'avais beaucoup d'affection non pas seulement parce que son feu père était un grand ami, mais aussi parce qu'elle a gardé la tête haute malgré les épreuves qu'elle a traversé. Je lui avais fait une promesse que je tiendrais jusqu'à ma mort, cela est certain. "Bientôt nous serons libres" murmurais-je l'air optimiste à mes deux amies. Cependant aucune erreur ne peut être acceptable, nous devions être très discrets, sinon nous serions les prochains pour sûr. Il ne faudrait pas laisser ce plaisir à notre souveraine. "C'est la fin" dis-je simplement en voyant ce pauvre John périr dans ses derniers cris. Le silence pesait, tous avaient fixé leur regard sur le bûcher, attendant que le condamné rendent son dernier souffle. Une bonne chose de faite pour certains. "Personne n'oubliera lady Katherine" lui murmurais-je pour lui répondre.

Je ne pris pas tellement attention à la conversation entre la baronne et lady Katherine. Mais nous savions ce que pensait l'un et l'autre entre nous. Nous étions malheureusement impuissants face à ce qu'il se passait devant nous. Nous pouvions rien faire de plus, ni être utile. J'avais l'impression d'être paralysé, et de ne pas avancer vers un futur meilleur. Un bien beau but qui semblait désormais s'éloigner de plus en plus de nous pour qu'on l'atteigne. Je m'étais tourné pour m'adresser aux nobles catholiques qui se trouvaient derrière nous non loin, d'un air assez enjoué pour cacher ma terrible tristesse. Je ne pouvais rien risquer pour sauver mes amis. Cela ne ferait que nous entraîner vers une mort certaine. Parfois nous serions prêts à tuer pour sauver une vie, pour prouver qu'on a raison. Je restais souvent éveillé la nuit à écouter le son de cette pluie empoisonnée qui n'attendait que nous sortions pour nous y jeter. Je revenais à mes esprits, et retournais mon regard vers le bûcher qui était taché de noir. Je n'osais plus dire un mot. La vie devait continuer, la routine s'installant à nouveau. Mais jusqu'à quand tout cela allait durer ? Je me demandais ce que nous allions donc devenir. "Que Dieu nous entendent" finis-je par dire après les belles paroles de lady Katherine.


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❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.
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